mercredi 3 août 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 454281 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:454281.20220803 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP MARLANGE, DE LA BURGADE |
Vu la procédure suivante :
D'une part, M. P B, Mme G L, M. AC F et Mme M épouse F, ainsi que M. T S et Mme AF, épouse S ont demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 22 août 2019 par lequel la maire de Paris a accordé un permis de construire à la société par actions simplifiée Quadral Promotion pour le changement de destination d'un bâtiment de six étages en habitation avec conservation de surfaces de commerces au rez-de-chaussée, la surélévation de trois étages côté avenue Parmentier, les démolitions partielles en vue de la création de cours et jardins et la création de soixante-cinq logements sociaux. D'autre part, M. I X, M. AB O, M. K AA et Mme V H épouse AA, M. N W, M. R AD, M. N Q et Mme Z E épouse Q, M. A C, Mme Y U, M. D K et Mme AE J ont demandé à ce tribunal d'annuler pour excès de pouvoir le même arrêté du 22 août 2019, la décision rejetant leur recours gracieux, ainsi que l'arrêté du 2 décembre 2020 par lequel la maire de Paris a accordé un permis de construire modificatif à la société Quadral Promotion. Par un jugement nos 1923733, 2003776 du 6 mai 2021, le tribunal administratif a rejeté ces demandes.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 6 juillet et 5 octobre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. X, M. O, M. et Mme AA, M. AD, M. et Mme Q, M. C, Mme U, M. K, Mme J, M. B, Mme L, M. et Mme F et M. et Mme S demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) réglant les affaires au fond, de faire droit à leurs demandes ;
3°) de mettre à la charge solidaire de la Ville de Paris et de la société Quadral Promotion la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Pierre Boussaroque, conseiller d'Etat,
- les conclusions de Mme Marie Sirinelli, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Marlange, de la Burgade, avocat de M. X et autres ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'ils attaquent, M. X et autres soutiennent que :
- le tribunal administratif a commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que les travaux autorisés par le permis de construire attaqué étaient réalisés sur une construction existante et il a, par suite, commis une erreur de droit en jugeant inopérants les moyens tirés de la méconnaissance des articles UG 15.3.2, UG 10.3 et UG 10 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis et commis une erreur de droit en jugeant que le dossier de demande du permis de construire litigieux répondait aux exigences de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme ;
- il a commis une erreur de droit en appréciant la distance du bâtiment à la limite séparative à partir des baies et non à partir du rebord extérieur des balcons accessibles pour écarter le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UG 7.1 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il a commis une erreur de droit en se fondant, pour juger que le projet ne méconnaissait pas les dispositions de l'article UG 10 du règlement du plan local d'urbanisme, sur la circonstance que les travaux étaient réalisés sur une construction existante ;
- il a insuffisamment motivé son jugement et l'a entaché d'erreur de droit en prenant en compte la hauteur du seul immeuble voisin pour écarter le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UG 11.1 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en estimant que la hauteur de la construction projetée serait identique à l'existant.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. X et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. I X, représentant unique désigné, pour l'ensemble des requérants.
Copie en sera adressée à la Ville de Paris et la société par actions simplifiée Quadral Promotion.
Délibéré à l'issue de la séance du 16 juin 2022 où siégeaient : Mme Gaëlle Dumortier, présidente de chambre, présidant ; M. Jean-Luc Nevache, conseiller d'Etat et M. Pierre Boussaroque, conseiller d'Etat-rapporteur.
Rendu le 3 août 2022.
La présidente :
Signé : Mme Gaëlle Dumortier
Le rapporteur :
Signé : M. Pierre Boussaroque
La secrétaire :
Signé : Mme Sinem Varis
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026