mercredi 16 février 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 454449 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:454449.20220216 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | LE PRADO– GILBERT |
Vu la procédure suivante :
L'association citoyenne pour la protection du village (ACPV) et autres ont demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise l'annulation pour excès de pouvoir de l'arrêté du 28 septembre 2018 par lequel le maire de Montigny-lès-Cormeilles a délivré à la société Camper un permis de construire valant permis de démolir pour la construction d'un immeuble de 27 logements et pour la démolition d'une maison et d'annexes sur le territoire de la commune, ainsi que de la décision du 18 décembre 2018 du maire de la commune rejetant leur recours gracieux contre cet arrêté.
Par un jugement n° 1902134 du 11 mai 2021, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté leur demande.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 12 juillet et 12 octobre 2021, l'ACPV et autres demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Montigny-lès-Cormeilles la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Sébastien Gauthier, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Philippe Ranquet, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à Me Le Prado, avocat de l'Association citoyenne pour la protection du village et autres ;
Considérant ce qui suit :
1.Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2.Pour demander l'annulation du jugement qu'ils attaquent, l'association citoyenne pour la protection du village (ACPV) et autres soutiennent que le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a :
- dénaturé les pièces du dossier en retenant qu'ils ne remettaient pas sérieusement en cause le calcul de l'emprise au sol des bâtiments de 802,6 m2, alors que la notice relative à la gestion des eaux pluviales transmise par la pétitionnaire indiquait que cette emprise était de 805,2 m2 ;
- dénaturé les pièces du dossier et méconnu la portée de leurs écritures en relevant qu'ils n'apportaient aucun élément remettant en cause l'exactitude des relevés des côtes utilisées dans le calcul de la côte moyenne du terrain et qu'il n'était pas contesté que les bâtiments ne dépassaient pas 8 mètres à la base de l'acrotère alors, d'une part, que ces relevés étaient en contradiction avec le plan de masse et le plan de géomètre de l'état existant, d'autre part que leur contestation était fondée sur une hauteur mesurée à l'acrotère et non au faîtage ;
- commis une erreur de droit en jugeant que la toiture est un toit terrasse alors que la notice descriptive indiquait que le niveau de couronnement évoquait une toiture à la Mansart si bien que le projet méconnaissait ainsi les dispositions de l'article UR 11 du règlement du plan local d'urbanisme faute pour le brisis de respecter la pente de 30°.
3.Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de l'ACPV et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'association citoyenne pour la protection du village (ACPV), représentante unique des requérants. Copie en sera adressée à la commune de Montigny-lès-Cormeilles et à la société Camper.454449
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026