mardi 15 mars 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 455700 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:455700.20220315 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | THOUVENIN, COUDRAY, GREVY |
Vu la procédure suivante :
M. B C a demandé au tribunal administratif de Paris, d'une part, d'annuler pour excès de pouvoir la délibération du jury général de la session 2016-2018 du 26ème concours " un des meilleurs ouvriers de France " pour le groupe VII " métiers de l'industrie ", dans la classe 14 " peinture automobile ", en tant qu'elle l'a déclaré non admis, la décision du 27 novembre 2018 par laquelle le président du jury général du comité des expositions du travail l'a déclaré non admis à cet examen ainsi que la décision implicite née du rejet de son recours gracieux, d'autre part, d'enjoindre au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse de lui délivrer le diplôme " un des meilleurs ouvriers de France " ou, à titre subsidiaire, au jury général du concours de le proposer au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en tant que lauréat du diplôme " un des meilleurs ouvriers de France ". Par un jugement n° 1906566/1-2 du 9 juin 2020, le tribunal administratif a annulé ces décisions et enjoint au comité d'organisation des expositions du travail d'autoriser M. C à participer à l'épreuve finale du groupe VII et de la classe 14 de la prochaine session du concours " un des meilleurs ouvriers de France ".
Par un arrêt n° 20PA01999 du 18 juin 2021, la cour administrative d'appel de Paris a rejeté l'appel formé par M. C contre ce jugement en tant qu'il a seulement enjoint au comité d'organisation des expositions du travail de l'autoriser à participer à l'épreuve finale du groupe VII et de la classe 14 de la prochaine session du concours " un des meilleurs ouvriers de France ".
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 18 août et 18 novembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. C demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Edouard Solier, maître des requêtes ;
- les conclusions de M. Frédéric Dieu, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Thouvenin, Coudray, Grévy, avocat de M. C ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris qu'il attaque, M. C soutient qu'il est entaché :
- de défaut de réponse à ses conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au ministre chargé de l'éducation nationale de réexaminer son dossier en vue de lui délivrer le diplôme en litige et d'insuffisance de motivation ;
- d'erreur de droit en ce qu'il juge que l'annulation des décisions attaquées implique seulement qu'il se présente à nouveau à l'épreuve finale de l'examen dans des conditions régulières, alors qu'ayant obtenu une note de 11,64 sur 20 à l'épreuve finale, il remplit les conditions pour obtenir ce diplôme ;
- d'erreur de droit en ce que pour juger qu'il n'y a pas lieu d'enjoindre à la commission d'évaluation pédagogique de lui délivrer son diplôme, il se fonde sur la circonstance qu'il n'établit pas qu'il a obtenu des notes comparables à celles des lauréats alors que le concours " un des meilleurs ouvriers de France " ne vise pas à sélectionner des candidats de manière comparative, mais à sanctionner l'acquisition d'un niveau objectif de compétences.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
--------------
Article 1er : Le pourvoi de M. C n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B C.
Copie en sera adressée au ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports.
Délibéré à l'issue de la séance du 13 janvier 2022 où siégeaient : Mme Maud Vialettes, présidente de chambre, présidant ; Mme Fabienne Lambolez, conseillère d'Etat et M. Edouard Solier, maître des requêtes-rapporteur.
Rendu le 15 mars 2022.
La présidente :
Signé : Mme Maud Vialettes
Le rapporteur :
Signé : M. Edouard Solier
Le secrétaire :
Signé : M. D A455700OKC0X9WH
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026