vendredi 9 décembre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 456164 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:456164.20221209 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP IOCHUM & GUISO |
Vu la procédure suivante :
Mme D B a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d'annuler l'arrêté du 8 janvier 2016 par lequel le maire d'Illkirch-Graffenstaden a délivré à Mme C A un permis de construire en vue de la réalisation d'une maison individuelle, et la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Par un jugement n° 1605200 du 13 décembre 2018, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande.
Par une ordonnance n° 19NC00508 du 30 août 2021, enregistrée le 31 août suivant au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a transmis au Conseil d'Etat, en application des articles R. 351-2 et R. 811-1-1 du code de justice administrative, la requête et un mémoire enregistrés au greffe de la cour les 12 février et 23 mai 2019, par lesquels Mme B demande l'annulation du jugement du 13 décembre 2018, ainsi qu'un mémoire en défense enregistré au greffe de la cour le 22 mai 2019.
Par un nouveau mémoire, enregistré le 3 novembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à ses conclusions de première instance ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Illkirch-Graffenstaden la somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Amélie Fort-Besnard, maître des requêtes,
- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public,
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Boré, Salve de Bruneton, Mégret, avocat de M. B ;
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement du 13 décembre 2018, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B tendant à l'annulation pour excès de pouvoir de l'arrêté du 8 janvier 2016 par lequel le maire d'Illkirch-Graffenstaden a délivré à Mme A un permis de construire en vue de la réalisation d'une maison individuelle, et de la décision implicite de rejet de son recours gracieux. Mme B se pourvoit en cassation contre ce jugement.
2. Aux termes de l'article 11 UC du règlement du plan d'occupation des sols de la commune d'Illkirch-Graffenstaden: " () 2. Les clôtures sur limites séparatives sont limitées à deux mètres de haut mesurés à compter du fond voisin ". En jugeant qu'il ne ressortait d'aucune pièce du dossier que la clôture située en limite séparative nord, qui sépare le terrain de Mme A de celui de la requérante, serait contraire aux dispositions du deuxième paragraphe de l'article 11 UC du règlement du plan d'occupation des sols, alors qu'il apparaissait manifestement sur le plan de coupe longitudinale joint au dossier que la hauteur de ce mur excédait la limite de deux mètres prévue à l'article 11 UC précité, le tribunal a dénaturé les pièces du dossier qui lui étaient soumis.
3. Il résulte de ce qui précède que Mme B est fondée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens du pourvoi, à demander l'annulation du jugement qu'elle attaque.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune d'Illkirch-Graffenstaden la somme de 3 000 euros à verser à Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
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Article 1er : Le jugement n° 1605200 du 13 décembre 2018 du tribunal de Strasbourg est annulé.
Article 2 : Il est mis à la charge de la commune d'Illkirch-Graffenstaden la somme de 3 000 euros à verser à Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : L'affaire est renvoyée devant le tribunal administratif de Strasbourg.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à Mme D B, à Mme C A et à la commune d'Illkirch-Graffenstaden.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026