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AccueilJurisprudence administrativeN° 456469

Conseil d'État — Décision N° 456469

jeudi 3 février 2022

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier456469
ECLIECLI:FR:CECHS:2022:456469.20220203
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation2ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP ZRIBI, TEXIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La société civile de construction vente (SCCV) L'Arquebuse a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Melun, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 8 juin 2021 par lequel le maire de Villenoy a refusé de lui délivrer un permis de construire modificatif.

Par une ordonnance n° 2106894 du 23 août 2021, le juge des référés du tribunal administratif de Melun a fait droit à sa demande de suspension et a enjoint au maire de Villenoy de réexaminer sa demande de permis modificatif et de prendre une nouvelle décision dans le délai d'un mois.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 8 et 23 septembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune de Villenoy demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cette ordonnance ;

2°) de mettre à la charge de la SCCV L'Arquebuse le versement d'une somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Stéphanie Vera, maître des requêtes en service extraordinaire,

- les conclusions de Mme Sophie Roussel, rapporteure publique,

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Zribi, Texier, avocat de la commune de Villenoy ;

Considérant ce qui suit :

1.Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2.Pour demander l'annulation de l'ordonnance qu'elle attaque la commune de Villenoy soutient que le juge des référés du tribunal administratif de Melun a :

- commis une erreur de droit et méconnu l'étendue de ses pouvoirs en estimant qu'il pouvait à nouveau se prononcer sur la demande de suspension de l'exécution de la décision du 8 juin 2021 en raison de l'absence d'autorité de la chose jugée de la précédente ordonnance rendue le 8 juillet 2021, sans avoir à caractériser l'existence de circonstances nouvelles ;

- commis une erreur de droit en estimant que la condition d'urgence était remplie au seul constat de sommes d'argent déjà dépensées et de l'importance des pertes financières, sans examiner la situation financière concrète de la société pétitionnaire, et dénaturé les pièces du dossier dès lors qu'elle s'est placée elle-même du fait de sa négligence dans la situation dont elle se plaint ;

- dénaturé les faits et pièces du dossier en regardant comme propre à créer un doute sérieux le moyen tiré de la méconnaissance des articles R.111-2 du code de l'urbanisme et UB 4 du règlement du plan local d'urbanisme alors que le système de micro-station envisagé ne permet pas de s'assurer de son adaptation aux épisodes d'inondations que connait fréquemment la rue du terrain d'assiette.

3.Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de la commune de Villenoy n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la commune de Villenoy. Copie en sera adressée à la société civile de construction vente (SCCV) L'Arquebuse.456469

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