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AccueilJurisprudence administrativeN° 456854

Conseil d'État — Décision N° 456854

vendredi 20 mai 2022

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier456854
ECLIECLI:FR:CECHS:2022:456854.20220520
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation4ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP LYON-CAEN, THIRIEZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La société Auchan Supermarché a demandé à la cour administrative d'appel de Nantes d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 29 janvier 2020 par lequel le maire de Veretz a, d'une part, retiré l'arrêté du 29 novembre 2019 par lequel il avait délivré à la société L'immobilière européenne des Mousquetaires un permis de construire valant autorisation d'exploitation commerciale pour la réalisation d'un hypermarché à l'enseigne " Intermarché Super " d'une surface de vente de 2 575 m², de trois boutiques d'une surface de vente totale de 224 m², et d'un point de retrait des achats effectués par voie télématique d'une emprise au sol de 137 m², comprenant trois pistes de ravitaillement, et, d'autre part, délivré le permis de construire valant autorisation d'exploitation commerciale pour le même projet. Par un arrêt n° 20NT00338 du 20 juillet 2021, la cour administrative d'appel a rejeté cette requête.

Par un pourvoi et un mémoire complémentaire, enregistrés les 20 septembre et 21 décembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Auchan Supermarché demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa requête ;

3°) de mettre à la charge de la société L'immobilière européenne des Mousquetaires et de la commune de Veretz la somme de 3 000 euros chacune, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de commerce ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Laurent Cabrera, conseiller d'Etat,

- les conclusions de M. Raphaël Chambon, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Lyon-Caen, Thiriez, avocat de la société Auchan Supermarché ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes qu'elle attaque, la société Auchan Supermarché soutient qu'il est entaché :

- de contradiction de motifs et de dénaturation des pièces du dossier, en ce qu'il juge que le projet ne méconnaît pas l'objectif d'intégration urbaine prévu par l'article L. 752-6 du code de commerce ;

- de dénaturation des pièces du dossier et d'erreur de droit en ce qu'il juge que le projet ne méconnaît pas l'objectif de consommation économe de l'espace ;

- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il juge que le projet ne portera pas atteinte à l'animation de la vie urbaine ;

- de contradiction de motifs et d'erreur de droit, en ce qu'il juge que le projet respecte l'objectif d'accessibilité par les transports en commun et les modes de déplacement les plus économes en émission de dioxyde de carbone ;

- d'erreur de droit en ce qu'il juge que le projet est conforme à l'objectif de préservation et de revitalisation du tissu commercial du centre-ville, tant pour le centre-ville de la commune d'implantation que pour les communes limitrophes ;

- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il considère que le projet devrait satisfaire l'objectif d'insertion paysagère et architecturale.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de la société Auchan Supermarché n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Auchan Supermarché.

Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la relance, à la société L'immobilière européenne des Mousquetaires ainsi qu'à la commune de Veretz.

Délibéré à l'issue de la séance du 24 mars 2022 où siégeaient : Mme Maud Vialettes, présidente de chambre, présidant ; Mme Fabienne Lambolez, conseillère d'Etat et M. Laurent Cabrera, conseiller d'Etat-rapporteur.

Rendu le 20 mai 2022.

La présidente :

Signé : Mme Maud Vialettes

Le rapporteur :

Signé : M. Laurent Cabrera

Le secrétaire :

Signé : M. Jean-Marie Baune

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