lundi 11 avril 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 457473 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:457473.20220411 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | Z |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP NICOLAY, DE LANOUVELLE, HANNOTIN |
Vu la procédure suivante :
Mme B A a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Toulouse, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'une part, de suspendre l'exécution de la décision du 15 juillet 2021 par laquelle le maire de Gourdan-Polignan a refusé de lui accorder le bénéfice de l'allocation de retour à l'emploi (ARE) et, d'autre part, d'enjoindre à la commune de Gourdan-Polignan de lui verser l'allocation dans un délai de 15 jours sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
Par une ordonnance n° 2105316 du 29 septembre 2021, la juge des référés du tribunal administratif de Toulouse a suspendu l'exécution de la décision du 15 juillet 2021 et a enjoint à la commune d'admettre provisoirement Mme A au bénéfice de l'ARE, dans les conditions et sous les réserves prévues par la réglementation applicable, jusqu'à ce qu'il soit statué sur sa requête en annulation.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 13 et 28 octobre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune de Gourdan-Polignan demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) statuant en référé, de rejeter la demande de Mme A ;
3°) de mettre à la charge de Mme A la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
En application de l'article R. 822-5-1 du code de justice administrative, l'avocat de la commune de Gourdan-Polignan a été informé par un courrier du 22 mars 2022, notifié le 24 mars 2022, que la décision du Conseil d'Etat était susceptible d'être prise en application du 4ème alinéa de l'article R. 822-5 du même code.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ". Aux termes de l'article R. 822-5 du même code : " Lorsque le pourvoi est dirigé contre une décision rendue en appel, le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre s'il est manifestement dépourvu de fondement ()./ Les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent statuer par ordonnance dans les cas prévus au présent article ".
2. Pour demander l'annulation de l'ordonnance qu'elle attaque, la commune de Gourdan-Polignan soutient que la juge des référés du tribunal administratif de Toulouse :
- l'a insuffisamment motivée en omettant de se prononcer sur le moyen tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à la suspension de la décision du 15 juillet 2021 au motif qu'elle avait donné partiellement satisfaction à Mme A en lui proposant un emploi au sein de la collectivité ainsi que sur le moyen tiré de l'irrecevabilité des conclusions de Mme A à fin d'injonction, le juge des référés ne pouvant se substituer à elle dans l'instruction du dossier et ne pouvant, en tout état de cause, ordonner une mesure n'ayant pas un caractère provisoire ;
- l'a insuffisamment motivée en se bornant à juger, pour estimer que la condition d'urgence était remplie, que la décision contestée avait pour effet de maintenir Mme A dans une situation financière difficile au regard des charges de son foyer et que la commune ne démontrait pas que la prise en charge de l'allocation de retour à l'emploi demandée par Mme A mettait en péril l'équilibre des finances communales ;
- l'a insuffisamment motivée en jugeant, d'une part, que la décision contestée faisait grief à Mme A et, d'autre part, qu'elle avait pour effet de maintenir cette dernière dans une situation financière difficile, sans en expliquer les raisons ;
- a commis une erreur de droit et une erreur de qualification juridique des faits en faisant application des dispositions des articles 2 et 4 du règlement annexé à la convention d'assurance chômage du 14 avril 2017 ;
- a commis une erreur de droit, une erreur de qualification juridique des faits et dénaturé les pièces du dossier en jugeant que l'exigence d'actes positifs et répétés en vue de retrouver un emploi ou de créer ou reprendre une entreprise prévue à l'article L. 5421- 3 du code du travail ne conditionnait pas l'ouverture du droit au revenu de remplacement ;
- a commis une erreur de qualification juridique des faits et dénaturé les pièces du dossier en estimant, au surplus, que Mme A devait être regardée comme remplissant l'exigence prévue à l'article L. 5421-3 du code du travail.
3. Il est manifeste que les moyens du pourvoi de la commune de Gourdan-Polignan ne sont pas fondés. Dès lors, ce pourvoi, manifestement dépourvu de fondement au sens de l'article R. 822-5 du code de justice administrative, ne peut être admis.
ORDONNE :
Article 1er : Le pourvoi de la commune de Gourdan-Polignan n'est pas admis.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Gourdan-Polignan.
Copie en sera adressée à Mme B A.
Fait à Paris, le 11 avril 202Le Conseiller d'Etat désigné : Stéphane VERCLYTTE
La République mande et ordonne au ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026