mardi 12 avril 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 457750 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:457750.20220412 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP OHL, VEXLIARD |
Vu la procédure suivante :
Mme I B, M. D H et Mme J E, ainsi que M. C F ont demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 6 août 2018 par lequel le maire d'Aix-les-Bains a délivré à la société civile immobilière Boulevard des Anglais le permis de construire un immeuble de quinze logements. Par un jugement n° 1900438 du 3 décembre 2019, le tribunal administratif de Grenoble a fait droit à cette demande.
Par un premier arrêt n° 20LY00270 du 15 décembre 2020, la cour administrative d'appel de Lyon a, sur l'appel de la société civile immobilière Boulevard des Anglais et en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, sursis à statuer en impartissant à la requérante un délai de six mois pour justifier de l'intervention d'une mesure de régularisation du projet en litige.
Mme B, M. H et Mme E, ainsi que M. F ont demandé à la cour administrative d'appel de Lyond'annuler également pour excès de pouvoir le permis de régularisation produit par la société civile immobilière Boulevard des Anglais.
Par un second arrêt n° 20LY00270 du 19 août 2021, la cour administrative d'appel de Lyon a rejeté la requête de la société civile immobilière Boulevard des Anglais.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés le 22 octobre 2021 et le 24 janvier 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société civile immobilière Boulevard des Anglais demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ces arrêts ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de Mme B, M. H et Mme E, ainsi que de M. F la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Anne Lazar Sury, conseillère d'Etat,
- les conclusions de M. Arnaud Skzryerbak, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Nicolaÿ, de Lanouvelle, avocat de la société civile immobilière Boulevard des Anglais ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation des arrêts qu'elle attaque, la société civile immobilière Boulevard des Anglais soutient que :
- la cour administrative d'appel a, dans son premier arrêt du 15 décembre 2020, commis une erreur de droit et inexactement qualifié les faits, qu'elle a dénaturés, en refusant de regarder la partie avant du bâtiment comme des " garages d'habitation " au sens du paragraphe 2.4 de l'article UD 6 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- elle a, dans son second arrêt du 19 août 2021, commis une erreur de droit et dénaturé la portée de son premier arrêt du 15 décembre 2020 en jugeant que l'illégalité relevée par celui-ci au regard de la règle de prospect figurant à l'article UD 6 du règlement du plan du local d'urbanisme impliquait que la régularisation porte sur l'intégralité de la construction ;
- elle a insuffisamment motivé son second arrêt du 19 août 2021 en ne statuant pas sur les conclusions par lesquelles elle sollicitait l'application des dispositions des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme en cas de persistance d'une illégalité régularisable.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société civile immobilière Boulevard des Anglais n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société civile immobilière Boulevard des Anglais.
Copie en sera adressée à Mme I B, première dénommée, pour l'ensemble des demandeurs de première instance, et à la commune d'Aix-les-Bains.
Délibéré à l'issue de la séance du 11 mars 2022 où siégeaient : Mme Gaëlle Dumortier, présidente de chambre, présidant ; M. Jean-Luc Nevache, conseiller d'Etat et Mme Anne Lazar Sury, conseillère d'Etat-rapporteure.
Rendu le 12 avril 2022.
La présidente :
Signé : Mme Gaëlle Dumortier
La rapporteure :
Signé : Mme Anne Lazar Sury
La secrétaire :
Signé : Mme A G
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026