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AccueilJurisprudence administrativeN° 458473

Conseil d'État — Décision N° 458473

vendredi 17 juin 2022

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier458473
ECLIECLI:FR:CECHS:2022:458473.20220617
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationZ
Formation5ème chambre
Avocat requérantSCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) du Calvados a demandé au tribunal administratif de Caen de condamner le centre hospitalier universitaire de Caen à l'indemniser des débours exposés pour M. A B. Par un jugement n° 1700799 du 3 avril 2019, le tribunal administratif a rejeté sa demande.

Par un arrêt n° 19NT01985 du 17 septembre 2021, la cour administrative d'appel de Nantes a, sur appel de la CPAM du Calvados, annulé ce jugement, condamné le centre hospitalier universitaire de Caen à lui verser la somme de 18 880,75 euros et à lui rembourser les frais qu'elle exposera pour le renouvellement des chaussures orthopédiques de M. B et a rejeté le surplus de ses conclusions.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 16 novembre 2021 et 4 février 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la CPAM du Calvados demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt en tant qu'il rejette le surplus de ses conclusions ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Caen, la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

En application des dispositions de l'article R. 822-5-1 du code de justice administrative, l'avocat de la requérante a été informé que la décision du Conseil d'Etat était susceptible d'être prise en application de l'article R. 822-5 du même code.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ". Aux termes du quatrième alinéa de l'article R. 822-5 du même code : " Lorsque le pourvoi est dirigé contre une décision rendue en appel, le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre s'il est manifestement dépourvu de fondement ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes qu'elle attaque, la CPAM du Calvados soutient qu'il est entaché :

- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il fixe à 55% le taux de perte de chance d'éviter les complications survenues ;

- d'erreur de droit en ce qu'il juge que, dès lors que le centre hospitalier universitaire de Caen n'avait pas été condamné à verser les sommes à M. B au titre de la perte de gains professionnels ou de l'incidence professionnelle, la CPAM du Calvados n'était pas fondée à demander le remboursement des indemnités journalières et de la rente d'accident du travail qu'elle lui a versées, qui ne peuvent s'imputer que sur ces chefs de préjudice.

3. Il est manifeste qu'aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

O R D O N N E :

Article 1er : Le pourvoi de la CPAM du Calvados n'est pas admis.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la caisse primaire d'assurance maladie du Calvados.

Copie en sera adressée au centre hospitalier universitaire de Caen.

Fait à Paris, le 17 juin 202Signé : Jean-Philippe Mochon

La République mande et ordonne au ministre des solidarités et de la santé en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :

Bernard Longieras

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