jeudi 29 décembre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 458951 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:458951.20221229 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SARL CABINET BRIARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un nouveau mémoire et deux mémoires en réplique, enregistrés le 29 novembre 2021, les 21 mars, 15 juillet et 4 août 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association International Foundation for Better Governance demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision implicite de rejet de sa demande tendant au retrait du décret du 30 novembre 2009 portant naturalisation de
M. A B ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard à compter d'un délai de deux semaines suivant la notification de la décision du Conseil d'Etat, d'initier la procédure préalable au retrait du décret de naturalisation de M. B en vertu de l'article 27-2 du code civil ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code civil ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Sébastien Gauthier, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Philippe Ranquet, rapporteur public,
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Briard, avocat de l'association International Foundation for Better Governance;
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier du 18 mai 2021, l'association International Foundation for Better Governance (IFBG) a sollicité du ministre de l'intérieur qu'il rapporte le décret du 30 novembre 2009 naturalisant M. B. Une décision implicite de rejet est née à la suite du silence gardée par le ministre sur cette demande. L'association requérante demande l'annulation pour excès de pouvoir de cette décision.
2. Il ressort des pièces versées au dossier, notamment de l'article 5 de ses statuts, que l'association IFBG a pour seul objet " de promouvoir, protéger et défendre les droits des entreprises, en particulier dans les pays de l'Europe de l'Est et de l'Eurasie, la compréhension mutuelle, les échanges d'information, la coopération en général avec les organisations pour la protection des entreprises notamment établies dans les pays d'Europe de l'Est, l'Eurasie, dans tous les Etats membres de l'Union européenne, ainsi que toutes autres institutions internationales et nationales et des organisations et entreprises actives dans ce type de promotion ". Le décret de naturalisation d'un ressortissant étranger ne fait pas, par elle-même, grief aux intérêts d'une association ayant un tel objet social. Par suite, l'association requérante n'est pas recevable à demander l'annulation de la décision implicite attaquée rejetant sa demande de retrait du décret de naturalisation de M. B.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que demande l'association IFBG à ce titre. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de cette association une somme de 3 000 euros à verser au titre des mêmes dispositions à M. B.
D E C I D E :
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Article 1er : La requête de l'association International Foundation for Better Governance est rejetée.
Article 2 : L'association International Foundation for Better Governance versera à
M. B la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à l'association International Foundation for Better Governance, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à M. A B.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026