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AccueilJurisprudence administrativeN° 459001

Conseil d'État — Décision N° 459001

mardi 12 avril 2022

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier459001
ECLIECLI:FR:CECHS:2022:459001.20220412
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP PIWNICA, MOLINIE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. B C a demandé au tribunal administratif de Toulon d'annuler pour excès de pouvoir la délibération du 21 décembre 2018 par laquelle le conseil municipal de Ramatuelle a approuvé la révision du plan local d'urbanisme de la commune en tant qu'elle classe les parcelles cadastrées section AD n° 256 et 751 en zone naturelle et la parcelle cadastrée section AD n° 336 en zone UPb, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux contre cette délibération. Par un jugement n° 1902196 du 23 juin 2020, le tribunal administratif a annulé cette délibération en tant seulement qu'elle classe la parcelle cadastrée section AD n° 336 en secteur UPb et le rejet du recours gracieux de M. C dans la même mesure.

Par un arrêt n° 20MA02966 du 30 septembre 2021, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par M. C contre ce jugement en tant qu'il a rejeté le surplus des conclusions de sa demande.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés le 30 novembre 2021 et le 17 février 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. C demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Ramatuelle la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Anne Lazar Sury, conseillère d'Etat,

- les conclusions de M. Arnaud Skzryerbak, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Piwnica, Molinié, avocat de M. C ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'il attaque, M. C soutient que :

- la cour administrative d'appel a commis une erreur de droit au regard des dispositions du rapport de présentation du plan local d'urbanisme de la commune, inexactement qualifié les faits de l'espèce et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en estimant que les parcelles en litige ne pouvaient être regardées comme formant une dent creuse que le rapport de présentation identifie comme " foncier à potentiel de densification des espaces d'habitat ", ce dont elle a déduit que leur classement en zone naturelle n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- elle a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis et les faits de l'espèce en jugeant que le classement en zone naturelle des terrains litigieux n'avait pas pour effet de faire obstacle à la densification de l'urbanisation du secteur et n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 123-8 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable aux faits de l'espèce ;

- elle a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis et les faits de l'espèce en jugeant que le classement en zone N des terrains litigieux était cohérent avec les orientations du projet d'aménagement et de développement durable de la commune ;

- elle a méconnu son office et a inexactement qualifié les faits de l'espèce en écartant le moyen tiré de ce que le plan local d'urbanisme révisé était incompatible avec le document d'orientations générales du schéma de cohérence territoriale des cantons de Grimaud et de Saint-Tropez approuvé le 12 juillet 2006.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. C n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B C.

Copie en sera adressée à la commune de Ramatuelle.

Délibéré à l'issue de la séance du 11 mars 2022 où siégeaient : Mme Gaëlle Dumortier, présidente de chambre, présidant ; M. Jean-Luc Nevache, conseiller d'Etat et Mme Anne Lazar Sury, conseillère d'Etat-rapporteure.

Rendu le 12 avril 2022.

La présidente :

Signé : Mme Gaëlle Dumortier

La rapporteure :

Signé : Mme Anne Lazar Sury

La secrétaire :

Signé : Mme A D

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