LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 459310

Conseil d'État — Décision N° 459310

mercredi 13 avril 2022

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier459310
ECLIECLI:FR:CECHS:2022:459310.20220413
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationB
Formation6ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP HEMERY, THOMAS-RAQUIN, LE GUERER;SCP THOMAS-RAQUIN, LE GUERER, BOUNIOL-BROCHIER

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

Par une ordonnance nos 2000971, 2001176 du 9 décembre 2021, enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 9 décembre 2021, le président du tribunal administratif de la Guadeloupe a transmis au Conseil d'Etat, en application des dispositions de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, les requêtes, enregistrées les 27 octobre et 22 décembre 2020 au greffe de ce tribunal, présentées par la SCP Emma Lebrere-Montalban et Liliane F et Mme B F.

1° Sous le n° 459311, la SCP Emma Lebrere-Montalban et Liliane F et Mme F demandent au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 2 septembre 2020 par lequel le garde des sceaux, ministre de la justice a dissous la SCP Emma Lebrere-Montalban et Liliane F, supprimé l'office dont elle était titulaire et désigné la chambre départementale des notaires de Guadeloupe en qualité d'attributaire à titre provisoire des minutes de l'office supprimé ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

2° Sous n° 459310, la SCP Emma Lebrere-Montalban et Liliane F et Mme F demandent au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 16 octobre 2020 par lequel le garde des sceaux, ministre de la justice a désigné l'office de notaire dont est titulaire M. E A en qualité d'attributaire à titre définitif des minutes de l'office de notaire dont était titulaire la SCP Emma Lebrere-Montalban et Liliane F ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 600 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces des dossiers ;

Vu le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Pauline Hot, auditrice,

- les conclusions de M. Stéphane Hoynck, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Hémery, Thomas-Raquin, Le Guerer, avocat de la SCP Emma Lebrere-Montalban et Liliane F et autre ;

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes n° 459311 et n° 459310, présentées par la SCP Emma Lebrere-Montalban et Liliane F et autre, présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une même décision.

2. Aux termes de l'article R. 351-1 du code de justice administrative : " Lorsque le Conseil d'État est saisi de conclusions relevant de la compétence d'une autre juridiction administrative () le président de la section du contentieux saisi par la chambre chargée de l'instruction du dossier, règle la question de compétence et attribue, le cas échéant, le jugement de tout ou partie de l'affaire à la juridiction qu'il déclare compétente ".

3. Les décisions par lesquelles le garde des sceaux, ministre de la justice, dissout une société, supprime un office notarial et désigne, à titre provisoire puis à titre définitif, l'attributaire des minutes de l'office ainsi supprimé n'ont pas, par elles-mêmes, pour objet d'assurer l'organisation du service public notarial et sont, dès lors, dépourvues de caractère réglementaire. Par suite, elles n'entrent pas dans le champ d'application de l'article R. 311-1 du code de justice administrative. Il en résulte qu'il n'appartient pas au Conseil d'Etat de connaître en premier et dernier ressort des conclusions de la SCP Emma Lebrere-Montalban et Liliane F et autre tendant à l'annulation pour excès de pouvoir des décisions par lesquelles le garde des sceaux, ministre de la justice a dissous cette société, supprimé l'office notarial dont elle était titulaire et affecté ses minutes à un autre attributaire.

3. Il y a lieu, par application de l'article R. 351-1 du code de justice administrative, d'attribuer le jugement de ces requêtes au tribunal administratif de la Guadeloupe, compétent pour en connaître en première instance en vertu de l'article R. 312-10 du même code.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le jugement des requêtes de la SCP Emma Lebrere-Montalban et Liliane F et autre est attribué au tribunal administratif de la Guadeloupe.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCP Emma Lebrere-Montalban et Liliane F, première requérante dénommée, au garde des sceaux, ministre de la justice, et au président du tribunal administratif de la Guadeloupe.

Délibéré à l'issue de la séance du 17 mars 2022 où siégeaient : M. Fabien Raynaud, président de chambre, présidant ; Mme Suzanne von Coester, conseillère d'Etat et Mme Pauline Hot, auditrice-rapporteure.

Rendu le 13 avril 2022.

Le président :

Signé : M. Fabien Raynaud

La rapporteure :

Signé : Mme Pauline Hot

La secrétaire :

Signé : Mme C D

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions