jeudi 21 juillet 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 459344 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:459344.20220721 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP DE NERVO, POUPET |
Vu la procédure suivante :
L'Office national des forêts (ONF) a demandé au tribunal administratif de Rouen d'annuler pour excès de pouvoir la délibération n° 6 du 21 avril 2018 par laquelle l'assemblée générale de la fédération départementale des chasseurs de Seine-Maritime a adopté le budget prévisionnel et le montant des cotisations exigibles des adhérents de l'association pour la saison de chasse 2018-2019. Par un jugement n° 1802350 du 14 février 2020, le tribunal administratif a annulé cette délibération.
Par un arrêt n° 20DA00628 du 12 octobre 2021, la cour administrative d'appel de Douai a rejeté l'appel formé par la fédération départementale des chasseurs de Seine-Maritime contre ce jugement.
Par un pourvoi, enregistré le 10 décembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la fédération départementale des chasseurs de Seine-Maritime demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Bruno Bachini, maître des requêtes,
- les conclusions de M. Stéphane Hoynck, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Doumic-Seiller, avocat de la fédération départementale des chasseurs de Seine-Maritime ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la fédération départementale des chasseurs de Seine-Maritime soutient que la cour administrative d'appel de Douai :
- a insuffisamment motivé son arrêt et omis de répondre à l'argumentation tirée de l'erreur d'analyse des premiers juges sur l'objet de la délibération litigieuse, qui portait sur la participation de ses adhérents à l'indemnisation des dégâts de gibier prévue à l'article L. 426-5 du code de l'environnement ;
- a omis de répondre au moyen tiré de ce que l'existence de procédures de contrôle budgétaire spécifiques exclut toute possibilité de manquement grave et persistant à ses obligations et notamment à celles tenant à la sincérité de ses comptes ;
- a insuffisamment motivé son arrêt, s'est méprise sur la portée de ses écritures, a dénaturé les pièces du dossier et a commis une erreur de droit en jugeant que la cotisation due par les bénéficiaires d'un plan de chasse au grand gibier ne constitue ni une contribution ni une participation au sens des dispositions de l'article L. 426-5 du code de l'environnement ;
- a commis une erreur de droit en statuant ainsi après avoir relevé que la prévention de l'indemnisation des dégâts devait, à titre principal et non exclusif, être financée par la contribution et les participations prévues par l'article L. 426-5 du code de l'environnement, en dépit de la lettre de l'article R. 426-1 du même code qui prévoit une liste non limitative de recettes ;
- a commis une erreur de droit en jugeant qu'elle avait procédé à une affectation de recettes illégale sans tenir compte des missions de service public que lui a confiées le législateur.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la fédération départementale des chasseurs de Seine-Maritime n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la fédération départementale des chasseurs de Seine-Maritime.
Copie sera adressée à l'Office national des forêts.
Délibéré à l'issue de la séance du 16 juin 2022 où siégeaient : Mme Suzanne von Coester, assesseure, présidant ; Mme Isabelle de Silva, présidente de chambre et M. Bruno Bachini, maître des requêtes-rapporteur.
Rendu le 21 juillet 2022.
La présidente :
Signé : Mme Suzanne von Coester
Le rapporteur :
Signé : M. Bruno Bachini
La secrétaire :
Signé : Mme Valérie Peyrisse
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026