jeudi 29 septembre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 460478 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:460478.20220929 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP L. POULET-ODENT |
Vu la procédure suivante :
M. E B et Mme C F, son épouse, agissant tant en leurs noms personnels qu'en qualité de tuteurs de leur fils, M. D B, ont demandé au tribunal administratif de Dijon de condamner le centre hospitalier d'Auxerre à verser à M. D B en réparation de ses préjudices, après application d'un taux de perte de chance de 50%, la somme totale de 2 387 386,77 euros ou, subsidiairement, la somme totale de 2 216 637,27 euros, outre une rente annuelle viagère de 104 390 euros, payable trimestriellement à terme échu et revalorisée, de condamner le centre hospitalier à verser, après application d'un taux de perte de chance de 50%, à Mme B la somme totale de 67 500 euros et à M. B la somme totale de 60 000 euros en réparation de leurs préjudices, d'assortir ces sommes des intérêts au taux légal et de mettre à la charge définitive du centre hospitalier les frais d'expertise.
La caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Côte-d'Or a demandé au tribunal administratif de condamner le centre hospitalier à lui payer une indemnité de 43 664,91 euros, assortie des intérêts au taux légal, au titre des dépenses de santé actuelles et de 96 071,47 euros au titre des dépenses de santé futures.
A un jugement avant dire droit n° 1500654 du 24 avril 2017, le tribunal administratif de Dijon a, d'une part, condamné le centre hospitalier d'Auxerre à payer à M. et Mme B une indemnité provisionnelle, d'autre part, l'a condamné à payer à la CPAM de la Côte-d'Or une indemnité de 29 978,86 euros et une somme de 1 055 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion, et, enfin, ordonné une nouvelle expertise médicale portant sur certains préjudices et mis à sa charge les frais de la précédente expertise.
A un arrêt n° 17LY02713 du 13 juin 2019, la cour administrative d'appel de Lyon a réformé ce jugement en augmentant l'indemnité provisionnelle à verser à M. et Mme B.
A un jugement n° 1500654 du 19 décembre 2019, rectifié A une ordonnance n° 1500654 du 6 janvier 2020, le tribunal administratif de Dijon a condamné le centre hospitalier d'Auxerre, d'une part, à payer à M. et Mme B, en leur qualité de tuteurs de leur fils, une somme totale de 1 065 669,80 euros, sous déduction de la provision déjà accordée, augmentée des intérêts ainsi qu'une rente trimestrielle revalorisable de 17 250 euros et une rente revalorisable de 1 260 euros payable à terme échu tous les cinq ans, ainsi qu'à indemniser Mme B et M. B à hauteur respectivement de 35 000 euros et de 27 500 euros, d'autre part, a fixé les intérêts dus sur les sommes allouées à la CPAM de la Côte-d'Or et a condamné l'établissement à payer à cette caisse une somme de 23 558,55 euros également assortie des intérêts et à lui rembourser, dans une certaine limite, les frais futurs exposés progressivement pour le compte de M. D B et, enfin, a mis les frais de la nouvelle expertise à la charge du centre hospitalier.
Sur appel de M. et Mme B, agissant tant en leur nom personnel qu'en qualité de tuteurs de leur fils, et appels incidents de la CPAM de la Côte d'Or et du centre hospitalier d'Auxerre, la cour administrative d'appel de Lyon, A un arrêt n° 20LY00538 du 18 novembre 2021, a réformé ce jugement, d'une part, en ramenant à 813 557,94 euros la somme allouée en première instance à M. et Mme B, en leur qualité de tuteurs de leur fils, condamné le centre hospitalier à verser à M. et Mme B, en cette qualité, à compter de l'année 2022, une rente annuelle revalorisable au titre des frais de renouvellement d'un fauteuil roulant ainsi qu'une rente trimestrielle revalorisable au titre des frais futurs d'assistance A une tierce personne, l'a condamné à rembourser à M. et Mme B, en leur qualité de tuteurs de leur fils, la moitié du surcoût exposé pour les aménagements liés au renouvellement d'un véhicule, réduit à 30 000 et 20 000 euros les sommes à verser à M. et Mme B A les articles 5 et 4 du jugement du tribunal administratif de Dijon du 19 décembre 2019, et, d'autre part, en réformant divers montants à verser à la CPAM de la Côte-d'Or.
A un pourvoi, enregistré le 17 janvier 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B et Mme F demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt en tant qu'il ne leur a pas donné entière satisfaction ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit, dans la même mesure, à leur appel ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier d'Auxerre la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Alain Seban, conseiller d'Etat,
- les conclusions de M. Maxime Boutron, rapporteur public.
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP L. Poulet, Odent, avocat de M. et Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée A décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'ils attaquent, M. B et autre soutiennent qu'il est entaché :
- d'erreur de droit, d'erreur de qualification juridique et de dénaturation des pièces du dossier en ce que la cour a jugé qu'ils ne pouvaient demander à être indemnisés des frais qu'ils ont supportés à l'occasion des thérapies effectuées à l'étranger ;
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce que la cour a fixé à huit heures seulement pour les jours non scolaires le besoin d'une assistance d'une tierce personne ;
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il a considéré que Zakaria B n'avait pas été privé d'une perte de revenus professionnels futurs.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. B et autre n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. E B, premier requérant dénommé.
Copie en sera adressée au centre hospitalier d'Auxerre et à la caisse primaire d'assurance maladie de la Côte d'Or.
Délibéré à l'issue de la séance du 8 septembre 2022 où siégeaient : M. Olivier Yeznikian, assesseur, présidant ; Mme Fabienne Lambolez, conseillère d'Etat et M. Alain Seban, conseiller d'Etat-rapporteur
Rendu le 29 septembre 2022.
Le président :
Signé : M. Olivier Yeznikian
Le rapporteur :
Signé : M. Alain Seban
La secrétaire :
Signé : Mme Nathalie Pilet
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026