vendredi 9 décembre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 461062 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:461062.20221209 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP MARLANGE, DE LA BURGADE |
Vu la procédure suivante :
L'association pour la protection du site et de l'environnement de Sainte-Marguerite (Prosimar), Mme E A, Mme B C, les consorts L'Appartien et M. F D ont demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 23 juillet 2020 par lequel le maire de Pornichet (Loire-Atlantique) a délivré à la société civile de construction vente (SCCV) Villa Blanche un permis de construire autorisant la démolition d'une maison d'habitation et la construction d'un immeuble collectif de dix logements ainsi que la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.
Par un jugement n° 2101170 du 7 décembre 2021, le tribunal administratif de Nantes a annulé ce permis de construire en tant qu'il méconnaissait les dispositions de l'article UB 9 du règlement du plan local d'urbanisme de Pornichet et imparti un délai de trois mois au pétitionnaire pour présenter une demande de permis de construire de régularisation, et rejeté le surplus des conclusions de leur demande.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 3 février et 22 avril 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association Prosimar, Mme A, Mme C et les consorts L'Appartien demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement en tant qu'il n'a pas fait droit à leurs conclusions ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur demande ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Pornichet et de la SCCV Villa Blanche une somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Amélie Fort-Besnard, maître des requêtes,
- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public,
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Marlange, de La Burgade, avocat de l'association Prosimar et autres ;
Vu la note en délibéré, enregistrée le 24 novembre 2022, présentée pour l'association Prosimar et autres ;
Considérant ce qui suit :
1. L'article L. 822-1 du code de justice administrative dispose que : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation, en tant qu'il n'a pas fait droit à leurs conclusions, du jugement qu'ils attaquent, l'association Prosimar et les autres requérants soutiennent que le tribunal administratif a :
- commis une erreur de droit pour estimer que le dossier de demande de permis de construire n'était pas incomplet ;
- dénaturé les faits de l'espèce en jugeant que la seule méconnaissance par le permis de construire litigieux des dispositions de l'article 3.1.3.1. du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté d'agglomération de la région de Saint-Nazaire et de l'estuaire ne pouvait être regardée comme de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution de ce futur plan ;
- insuffisamment motivé sa décision, faute de s'être prononcé sur la méconnaissance par le projet litigieux du projet d'aménagement et de développement durable du plan local d'urbanisme intercommunal ;
- commis une erreur de droit en n'incluant pas dans le calcul de l'emprise au sol les éléments situés au-dessus du niveau du sol existant, d'une hauteur inférieure à 60 centimètres ou dépourvus de volume.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de l'association Prosimar et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'association pour la protection du site et de l'environnement de Sainte-Marguerite (Prosimar), représentante désignée pour l'ensemble des requérants, à la commune de Pornichet et à la société civile de construction vente (SCCV) Villa Blanche.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026