mardi 3 janvier 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 461704 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:461704.20230103 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | Z |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | SARL LE PRADO – GILBERT |
Vu la procédure suivante :
M. A B a demandé au juge des référés du tribunal administratif de la Guadeloupe de suspendre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 20 septembre 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe l'a licencié, de la décision du 8 novembre 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe a rejeté sa demande de reclassement et l'a placé en congé sans traitement pour un mois et la décision par laquelle le directeur du centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe a nommé M. D C en qualité de technicien supérieur par voie de mutation et à ce qu'il soit enjoint au CHU de le réintégrer à plein traitement dans un délai de 15 jours. Par une ordonnance n°2101445 du 7 janvier 2022, le président du tribunal administratif, statuant en référé, a rejeté sa demande.
Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un mémoire en réplique enregistrés les 18 février, 7 mars et 1er juin 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) statuant en référé, de faire droit à sa demande ;
3°) de mettre à la charge du CHU de la Guadeloupe la somme de 3 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de la Guadeloupe qu'il attaque est entachée :
- d'erreur de droit et d'erreur de qualification juridique en ce qu'elle se fonde, pour rejeter comme irrecevables les conclusions dirigées contre les décisions des 20 septembre et 8 novembre 2021, sur la circonstance qu'elles ne constitueraient pas la décision définitive de licenciement, alors qu'elles le privent de son emploi et le placent en congé sans traitement ;
- d'erreur de droit et d'erreur de qualification juridique en ce qu'elle juge que les conclusions de sa requête dirigées contre la décision du 1er septembre 2021 portant recrutement par voie de mutation de M. C soulevaient un litige distinct et étaient également irrecevables ;
- d'irrégularité en ce que le juge des référés qui a statué par l'ordonnance attaquée est le même magistrat qui a rejeté, par l'ordonnance du 7 janvier 2022, sa requête précédente, qui comportait les mêmes conclusions et les mêmes moyens ;
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle juge que la décision du 20 septembre 2021 qui le prive de son emploi ne constitue pas la décision définitive de licenciement et pour en déduire que les conclusions aux fins de suspension dirigées contre cette décision sont irrecevables ;
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle juge que la décision du 8 novembre 2021 qui rejette sa demande de reclassement et qui le place en congé sans traitement ne constitue pas une décision faisant grief et en déduit que les conclusions aux fins de suspension dirigées contre cette décision sont irrecevables ;
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle juge que le moyen tiré de ce que la décision du 8 novembre 2021 a été prise en méconnaissance de l'obligation de reclassement qui pesait sur le CHU ne crée pas un doute sérieux sur la légalité de cette décision ;
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle ne retient pas comme étant propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée le moyen tiré de la méconnaissance de l'obligation d'informer l'agent des conséquences de son silence en cas de non-réponse dans le délai prévu à la proposition de renouvellement de son contrat ;
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle juge qu'aucun des moyens soulevés n'est de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision finale de licenciement du 21 novembre 2021;
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle écarte l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision du 1er septembre 2021 portant recrutement de M. C au motif qu'aucun doute n'est relevé sur la légalité de la décision de licenciement le concernant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 mai 2022, le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe conclut au non-lieu à statuer sur la requête et subsidiairement à son rejet et à ce que la somme de 3 500 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative. Il soutient que les moyens du pourvoi ne sont pas fondés et que l'intervention de la décision du 21 novembre 2021 du directeur général du CHU de la Guadeloupe qui prononce le licenciement définitif de M. B à compter du 21 février 2022, en l'absence de toute possibilité de reclassement, rend le pourvoi sans effet.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ".
2. Par un jugement n° 2101370 du 17 novembre 2022, postérieur à l'introduction du pourvoi, le tribunal administratif de la Guadeloupe s'est prononcé sur les conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision du 20 septembre 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe l'a licencié, de la décision du 8 novembre 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe a rejeté sa demande de reclassement et l'a placé en congé sans traitement pour un mois et la décision par laquelle le directeur du centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe a nommé M. D C en qualité de technicien supérieur par voie de mutation et à ce qu'il soit enjoint au CHU de le réintégrer à plein traitement dans un délai de 15 jours. Ainsi, les conclusions du pourvoi en cassation introduit par M. B contre l'ordonnance par laquelle le juge des référés du même tribunal administratif a rejeté, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de ces décisions sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante à l'instance, la somme que demande le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe. En revanche, il y a lieu, au titre des mêmes dispositions, de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe la somme de 1 500 euros à verser à M. B.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions du pourvoi de M. B dirigées contre l'ordonnance du 7 janvier 2022.
Article 2 : Le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe versera à M. B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions du centre hospitalier de la Guadeloupe présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe.
Fait à Paris, le 3 janvier 2023
Signé : Jean-Philippe Mochon
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
Bernard Longieras
1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026