vendredi 30 décembre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 462392 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:462392.20221230 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET |
Vu la procédure suivante :
La Fédération CGT Commerce Distribution et Services ainsi que Mmes A B, Béatrice Lopes Sanches Narbonne, Elina C et Mariam D, salariées de l'Union économique et sociale (UES) DITEX, ont demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler la décision du 6 avril 2021 par laquelle le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DRIEETS) d'Ile-de-France a homologué le document unilatéral portant plan de sauvegarde de l'emploi au sein de cette UES. Par un jugement n° 2111646 du 27 août 2021, le tribunal administratif a rejeté cette demande.
Par un arrêt n° 21PA05475 du 18 janvier 2022, la cour administrative d'appel de Paris a, sur appel de la Fédération CGT Commerce Distribution et Services ainsi que de Mmes B, C et D, annulé le jugement du 27 août 2021 et la décision d'homologation du 6 avril 2021.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 16 mars et 13 juin 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, les sociétés Zara France, Massimo Dutti France, Oysho France, Pull and Bear France, Stradivarius France, Bershka France, Zara Home France et les SCI Vastgoed France, Vastgoed Ferreol, Vastgoed général Leclerc et Vastgoed Nancy, toutes appartenant à l'UES DITEX, demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter l'appel de la Fédération CGT Commerce Distribution et Services et autres ;
3°) de mettre à la charge de la fédération CGT commerce distribution et services, de Mme B, de Mme C et de Mme D, la somme de 5 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Françoise Tomé, conseillère d'Etat,
- les conclusions de M. Raphaël Chambon, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano et Goulet, avocat de la société Zara France et autres ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris qu'elles attaquent, la société Zara France et autres soutiennent qu'il est entaché :
- d'irrégularité en ce que le rapporteur public n'a mis en ligne le sens de ses conclusions que le 7 janvier 2022 (vendredi) à 17h45, alors même que l'audience publique devait se tenir le 10 janvier 2022 (lundi) à 9h00, et que, à ce titre, elles n'ont pas été mises en mesure de connaître, dans un délai raisonnable avant l'audience, le sens de ses conclusions ;
- de méprise sur la portée des écritures des requérantes d'appel et d'irrégularité, en ce qu'elle juge que le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d' Ile-de-France n'a pas apprécié la pertinence du plan de sauvegarde de l'emploi de l'UES DITEX en fonction des moyens dont dispose le groupe INDITEX auquel elles appartiennent ;
- d'erreur de droit, de dénaturation des pièces du dossier et d'insuffisance de motivation, en ce qu'elle juge que le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Ile-de-France n'a pas apprécié la pertinence du plan de sauvegarde de l'emploi de l'UES DITEX en fonction des moyens dont dispose le groupe INDITEX.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société Zara France et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Zara France, première requérante dénommée.
Copie en sera adressée à la Fédération CGT commerce distribution et services, à Mme A B, à Mme E C, à Mme F D et au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026