vendredi 14 octobre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 462608 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:462608.20221014 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP NICOLAY, DE LANOUVELLE |
Vu la procédure suivante :
Mme R Y et M. O U, M. I F et Mme G F, M. L M, M. X N et Mme S N M. B T et Mme E T, M. B C et Mme P C, M. J D et Mme V Q, M. K AC et Mme A AC, ainsi que M. H AA et Mme W AA ont demandé au tribunal administratif de Nîmes d'annuler pour excès de pouvoir les arrêtés des 28 décembre 2017 et 21 décembre 2018 par lesquels le maire d'Ansouis a délivré à la société civile d'exploitation agricole du Domaine de la Pousterle un permis de construire et un permis de construire modificatif pour la construction d'une cave vinicole avec caveau de vente et salle de dégustation. Par un jugement n° 1800742 du 4 juin 2019, le tribunal administratif a annulé ces permis en tant qu'ils autorisent la construction d'une salle de réception et de dégustation, imparti à la société du Domaine de la Pousterle un délai de trois mois pour demander un permis de construire de régularisation sur ce point et rejeté le surplus des conclusions de la demande.
Par un arrêt nos 19MA03569, 19MA03621 du 25 janvier 2022, la cour administrative d'appel de Marseille, après avoir admis l'intervention de la société civile immobilière Frederika au soutien de l'appel formé par les demandeurs de première instance contre ce jugement en tant qu'il a rejeté le surplus des conclusions de leur demande de première instance, a rejeté cet appel ainsi que l'appel formé par la société du Domaine de la Pousterle contre le même jugement en tant qu'il a partiellement annulé les arrêtés du 28 décembre 2017 et du 21 décembre 2018.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 24 mars et 22 juin 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Frederika, Mme Y et M. U, M. et Mme C, M. et Mme T, M. et Mme N, M. et Mme AC, ainsi que M. D et Mme Q demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur appel ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Ansouis et de la société du Domaine de la Pousterle la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Anne Lazar Sury, conseillère d'Etat,
- les conclusions de M. Arnaud Skzryerbak, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à Me Bertrand, avocat de la société Frederika et autres ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'ils attaquent, la société Frederika et autres soutiennent que :
- la cour administrative d'appel a insuffisamment motivé son arrêt, commis une erreur de droit et inexactement qualifié les faits de l'espèce, qu'elle a dénaturés, en jugeant que la société du Domaine de la Pousterle justifiait de l'existence d'un siège d'exploitation existant sur ce domaine, au sens des dispositions de l'article A1 du règlement du plan local d'urbanisme, sans caractériser l'existence de ce siège par la présence de bâtiments utilisés pour cette exploitation ;
- elle a insuffisamment motivé son arrêt et commis une erreur de droit au regard de l'article A2 du règlement du plan local d'urbanisme en jugeant qu'une implantation non regroupée du siège d'exploitation avec les autres bâtiments pouvait être autorisée, sans vérifier que les deux conditions permettant une telle implantation étaient réunies ;
- elle a insuffisamment motivé son arrêt en ne répondant pas suffisamment au moyen tiré de ce que le projet attaqué ne respectait pas l'article A10 du règlement du plan local d'urbanisme, en raison du trop grand dépassement de hauteur, qui ne peut être regardé comme relevant d'une adaptation mineure ;
- elle a insuffisamment motivé son arrêt, qu'elle a entaché d'une contradiction de motifs, commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que la nouvelle surface de vente de fruits et légumes ne méconnaissait pas l'article A2 du règlement du plan local d'urbanisme après avoir relevé que l'activité envisagée pour l'avenir était exclusivement vinicole et oléicole et sans rechercher si ce local de vente pouvait être considéré comme le prolongement d'une activité future de maraîchage et donc nécessaire à l'exploitation agricole au sens du 1 de cet article.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société Frederika et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société civile immobilière Frederika, première dénommée, pour l'ensemble des requérants.
Copie en sera adressé à la société civile d'exploitation agricole du Domaine de la Pousterle et à la commune d'Ansouis.
Délibéré à l'issue de la séance du 15 septembre 2022 où siégeaient : Mme Gaëlle Dumortier, présidente de chambre, présidant ; M. Damien Botteghi, conseiller d'Etat et Mme Anne Lazar Sury, conseillère d'Etat-rapporteure
Rendu le 14 octobre 2022.
La présidente :
Signé : Mme Gaëlle Dumortier
La rapporteure :
Signé : Mme Anne Lazar Sury
Le secrétaire :
Signé : M. Hervé Herber
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026