jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 462926 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:462926.20220922 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | Z |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SCP PIWNICA, MOLINIE |
Vu la procédure suivante :
La société Chalair Aviation a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Pau, sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, d'une part, d'enjoindre au syndicat mixte Pyrénia de lui communiquer le rapport d'analyse des offres, les notes préparatoires aux auditions et les procès-verbaux de négociation relatifs à l'appel d'offre lancé par cet établissement public en vue de la passation d'une convention de délégation de service public pour l'exploitation de services aériens réguliers entre les aéroports de Tarbes-Lourdes et Paris-Orly et, d'autre part, d'annuler la procédure de passation de ce contrat de délégation de service public. Par une ordonnance n° 2200424 du 21 mars 2022, le juge des référés du tribunal administratif de Pau a, d'une part, prononcé un non-lieu sur la demande de production des documents, d'autre part, annulé la procédure de passation de la convention à compter du stade de l'examen des candidatures par la commission de délégation de service public du syndicat mixte Pyrénia et, enfin, rejeté le surplus de la demande.
1° Sous le n° 462910, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 4 et 19 avril 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Mixte Pyrenia demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance en tant qu'elle a annulé la procédure de passation ;
2°) statuant en référé, de rejeter la demande de la société Chalair Aviation ;
3°) de mettre à la charge de la société Chalair Aviation la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 8 août 2022, la société Mixte Pyrenia déclare se désister purement et simplement de son pourvoi.
2° Sous le n° 462926, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 5 et 20 avril 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Volotea SL demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance en tant qu'elle a annulé la procédure de passation ;
2°) statuant en référé, de rejeter la demande de la société Chalair Aviation ;
3°) de mettre à la charge de la société Chalair Aviation la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 28 juillet 2022, la société Volotea SL déclare se désister purement et simplement de son pourvoi.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " () les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () " ;
2. Les désistements de la société Mixte Pyrenia et de la société Volotea SL sont purs et simples. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
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Article 1er : Il est donné acte des désistements de la société Mixte Pyrenia et de la société Volotea SL.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Mixte Pyrenia et à la société Volotea SL.
Copie en sera adressée à la société Chalair Aviation.
Fait à Paris, le 22 septembre 2022.
Le conseiller d'Etat désigné : G. Pellissier
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
N. Pelat
462910, 462926
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026