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AccueilJurisprudence administrativeN° 463008

Conseil d'État — Décision N° 463008

mardi 7 février 2023

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier463008
ECLIECLI:FR:CECHS:2023:463008.20230207
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationZ
Formation2ème chambre
Avocat requérantSCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. D B, Mme E A, M. G H et Mme F H ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Grenoble d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 10 août 2020 par lequel le maire de la commune de Contamine-Sarzin a accordé un permis de construire à M. C I. Par une ordonnance n° 2200745 du 15 mars 2022, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a fait droit à leur demande.

Par une ordonnance n° 22LY01037 du 7 avril 2022, enregistrée le même jour au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le président de la cour administrative de Lyon a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi présenté à cette cour par M. I.

Par un pourvoi, enregistré le 30 mars 2022 au greffe de la cour administrative d'appel de Lyon, un nouveau mémoire et un mémoire en réplique, enregistrés les 20 juin 2022 et 24 janvier 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. I demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler l'ordonnance du 15 mars 2022 du juge des référés du tribunal administratif de Grenoble ;

2°) statuant en référé, de rejeter la demande de M. B et autres ;

3°) de mettre à la charge de M. B et autres la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 janvier 2023, M. B et autres concluent, d'une part, à titre principal, à ce qu'il n'y ait plus lieu de statuer sur le pourvoi et, à titre subsidiaire, au rejet du pourvoi et, d'autre part, à ce que soit mise à la charge de M. I la somme de 4 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent par ordonnance : () 3°) Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ".

2. Par un jugement n° 2107246 du 17 octobre 2022, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. B et autres tendant à l'annulation de l'arrêté du 10 août 2020 par lequel le maire de la commune de Contamine-Sarzin a délivré un permis de construire à M. I. Dès lors, les conclusions du pourvoi introduit par M. I contre l'ordonnance par laquelle le juge des référés du même tribunal administratif a fait droit à la demande de M. B et autres tendant, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, à la suspension de l'exécution de cet arrêté, sont devenues sans objet.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'une part, de mettre à la charge de M. B et autres une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, d'autre part, de rejeter les conclusions présentées par M. B et autres au titre de ces mêmes dispositions.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions du pourvoi de M. I.

Article 2 : M. B et autres verseront à M. I une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions présentées par M. B et autres au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C I, M. D B, Mme E A, M. G H et Mme F H.

Copie en sera adressée à la commune de Contamine-Sarzin.

Fait à Paris, le 7 février 2023

Signé : N. BOULOUIS

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :

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