lundi 12 décembre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 463086 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:463086.20221212 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET |
Vu les procédures suivantes :
Procédure contentieuse antérieure :
La société SMABTP a demandé au tribunal administratif de Nantes, premièrement, de condamner solidairement la société Tangram, la société Tetrarc, la société Inddigo et le groupement d'intérêt économique (GIE) A3GI à lui verser une somme de 576 931,77 euros au titre des travaux de reprise du défaut de drainage et de ventilation du vide sanitaire des bâtiments de la résidence Les Naturéales à Treillières, deuxièmement, de condamner solidairement la société Tangram, la société Tetrarc, la société Hays Ingénierie Fluide, la société Apave Nord-Ouest à lui verser une somme de 969 846,47 euros au titre des désordres affectant les poutres et les planchers, troisièmement, de condamner solidairement la société Tangram, la société Tetrarc, la société Bag Ingénieurs Conseils et la société Apave Nord-Ouest à lui verser la somme de 55 427,74 euros au titre des désordres affectant les liaisons entre les modules, quatrièmement, de condamner solidairement la société Tangram, la société Tetrarc et la société Indiggo à lui verser la somme de 106 378, 31 euros au titre des désordres affectant les complexes de murs et toitures, cinquièmement, de condamner solidairement la société Tangram, la société Tetrarc, le GIE A3GI et la société Apave Nord-Ouest à lui verser la somme de 140 659,32 euros au titre des désordres affectant les balcons, sixièmement, de condamner solidairement la société Tangram et la société Tetrarc à lui verser la somme de 301 588, 65 euros au titre des désordres d'étanchéité affectant les menuiseries extérieures, septièmement, de condamner solidairement la société Tangram, la société Tetrarc, la société Hays Ingénierie Fluides, la société Inddigo, la société Bag Ingénieurs Conseils, le GIE A3GI, et la société Apave Nord-Ouest à lui verser la somme de 431 648, 88 euros au titre des désordres affectant les bardages de façades, huitièmement, de condamner solidairement la société Tangram, la société Tetrarc, la société Hays Ingénierie Fluides, la société Inddigo, la société Bag Ingénieurs Conseils, le GIE A3GI et la société Apave Nord-Ouest à lui verser une somme de 267 518, 86 euros au titre des préjudices immatériels et des frais d'expertise judiciaire exposés par Habitat 44 et, enfin, de majorer les indemnités des intérêts au taux légal à compter de l'enregistrement de la requête.
Par un jugement n° 1711282 du 1er juillet 2020, le tribunal administratif de Nantes a :
- premièrement, condamné in solidum la société Tangram, représentée par son mandataire liquidateur, la société Tetrarc, la société Inddigo et le GIE A3GI à verser la somme de 576 931, 77 euros à la société SMABTP au titre des défauts de ventilation des vides sanitaires des bâtiments de la résidence Les Naturéales à Treillières, avec intérêts au taux légal à compter du 21 décembre 2017, condamné la société Tetrarc à garantir la société Inddigo à hauteur de 15 % de cette somme et condamné la société Socabat à garantir la société Tetrarc à hauteur de 85 % de cette somme,
- deuxièmement, condamné in solidum la société Tangram, la société Tetrarc, la société Hays Ingénierie Fluides à verser la somme de 969 846, 47 euros à la société SMABTP au titre des défauts de fixation des poutres et planchers, avec intérêts au taux légal à compter du 21 décembre 2017,
- troisièmement, condamné in solidum la société Tangram, la société Tetrarc, la société Bag Ingénieurs Conseils et la société Apave Nord-Ouest à verser la somme de 55 427, 74 euros à la SMABTP au titre des malfaçons affectant les liaisons entre les poutres porteuses, avec intérêts au taux légal à compter du 21 décembre 2017, condamné la société Tetrarc à garantir la société Apave Nord-Ouest à hauteur de 15 % de cette somme et condamné la société Apave Nord-Ouest à garantir la société Tetrarc à hauteur de 5 % de cette somme,
- quatrièmement, condamné in solidum la société Tangram, la société Tetrarc et la société Indiggo à verser la somme de 106 378, 31 euros à la société SMABTP au titre des défauts de mise en œuvre du complexe murs-toitures, avec intérêts au taux légal à compter du 21 décembre 2017, condamné la société Tetrarc à garantir la société Indiggo à hauteur de 15 % de cette somme,
- cinquièmement, condamné in solidum la société Tangram, la société Tetrarc, le GIE A3GI à verser la somme de 140 659, 32 euros à la société SMABTP à titre des défauts d'exécution des balcons, avec intérêts au taux légal à compter du 21 décembre 2017,
- sixièmement, condamné in solidum la société Tangram et la société Tetrarc à verser la somme de 301 588, 65 euros à la SMABTP au titre des défauts d'étanchéité des menuiseries extérieures, avec intérêts au taux légal à compter du 21 décembre 2017 et condamné la société Tangram à garantir la société Tetrarc à hauteur de 85 % de cette somme,
- septièmement, condamné in solidum la société Tangram, la société Tetrarc, la société Hays Ingénierie Fluides, représentée par son mandateur liquidateur, la société Indiggo et la société Bag Ingénieurs Conseils à verser la somme de 431 648, 88 euros à la SMABTP au titre des malfaçons affectant le bardage extérieur, avec intérêts au taux légal à compter du 21 décembre 2017 et condamné la société Tetrarc à garantir la société Indiggo à hauteur de 15 % de cette somme,
- huitièmement, condamné in solidum la société Tangram, la société Tetrarc, la société Hays Ingénierie Fluides, la société Indiggo, la société Bag Ingénieurs Conseils et le GIE A3GI à verser la somme de 253 381, 72 euros à la société SMABTP au titre des pertes de loyer avec intérêts au taux légal à compter du 21 décembre 2017, condamné la société Socabat à garantir la société Tetrarc à hauteur de 15 % de cette somme et condamné la société Tetrarc à garantir la société Indiggo à hauteur de 15 % de cette somme,
- neuvièmement, mis les frais et honoraires de l'expert judiciaire, taxés et liquidés à la somme de 50 645, 60 euros, à la charge, à parts égales, des sociétés Tangram, Hays Ingénierie Fluides, du GIE A3GI, des sociétés Tetrarc, Bag Ingénieurs Conseils, Indiggo, et Apave Nord-Ouest.
Par un arrêt n°s 20NT03091, 20NT03092, 20NT03093 du 11 février 2022, la cour administrative d'appel de Nantes a rejeté les appels formés respectivement par le GIE A3GI, la société Indiggo et la société Tetrarc contre ce jugement.
Procédures devant le Conseil d'Etat :
1° Sous le n° 463086, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 11 avril et 11 juillet 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Tetrarc demande au Conseil d'Etat, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge des défendeurs la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
2° Sous le n° 463087, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 11 avril et 11 juillet 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le GIE A3GI demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de la SMABTP la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code des marchés publics ;
- l'arrêté du 8 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Frédéric Gueudar Delahaye, conseiller d'Etat,
- les conclusions de Mme Cécile Raquin, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SAS Boulloche, Colin, Stoclet et Associés, avocat de la société Tetrarc et à la SCP Boré, Salve de Bruneton, Mégret, avocat du GIE A3GI ;
Considérant ce qui suit :
1.Les pourvois de la société Tetrarc et du GIE A3GI sont dirigés contre le même arrêt. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision.
2.Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
Sur le pourvoi de la société Tetrarc :
3.Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société Tetrarc soutient que la cour administrative d'appel de Nantes a :
-insuffisamment motivé son arrêt, d'une part, en ne répondant pas à sa demande relative au partage des frais d'expertise et, d'autre part, en ne motivant pas suffisamment le rejet de ses conclusions relatives au partage de responsabilité et de ses appels en garantie ;
-dénaturé les stipulations du contrat et commis une erreur de droit en écartant la responsabilité des autres entreprises chargées des mêmes missions qu'elle.
4.Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi de la société Tetrarc.
Sur le pourvoi du GIE A3GI :
5.Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'il attaque, le GIE A3GI soutient que la cour administrative d'appel de Nantes a :
-commis une erreur de droit en le condamnant in solidum avec les autres membres du groupement au titre des désordres n°s 1 et 5 alors que le groupement titulaire du marché subséquent de conception-réalisation chargé de son exécution avait la nature d'un groupement conjoint ;
-commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en jugeant qu'il devait être regardé comme responsable in solidum des désordres relatifs, d'une part, à la ventilation des vides sanitaires et, d'autre part, à la structure des balcons alors qu'il ressortait des pièces du dossier qu'il n'était chargé que d'une mission de conception et de maîtrise d'œuvre du lot VRD, à l'exclusion de toute mission relative à la réalisation d'autres éléments de construction et ne pouvait ainsi avoir personnellement contribué à la réalisation du dommage.
6.Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi du GIE A3GI.
D E C I D E :
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Article 1er : Les pourvois de la société Tetrarc et du GIE A3GI ne sont pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Tetrarc et au GIE A3GI.
Copie en sera adressée à la SMABTP, à la société Indiggo, à la société Apave Nord-Ouest, à la SCP Delphine Raymond, mandataire liquidateur de la société Tangram, à la SCP Mauras Jouin, liquidateur judiciaire de la société Hays Ingénierie Fluides, à la société BAG ingénieurs conseils, à la société Axa France IARD, à la société Socabat, à la société construction Millet Bois, à la société Menuiserie Bieber et à la Société TEMI.
Délibéré à l'issue de la séance du 17 novembre 2022 où siégeaient : M. Olivier Japiot, président de chambre, présidant ; M. Gilles Pellissier, conseiller d'Etat et M. Frédéric Gueudar Delahaye, conseiller d'Etat-rapporteur.
Rendu le 12 décembre 2022.
Le président :
Signé : M. Olivier Japiot
Le rapporteur :
Signé : M. Frédéric Gueudar Delahaye
Le secrétaire :
Signé : M. François Saucède
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026