vendredi 9 février 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 463431 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:463431.20240209 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | Z |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP SEVAUX, MATHONNET |
Vu la procédure suivante :
M. R O H, Mme W O H,
M. F K, M. V Q, Mme M Q, Mme U N,
Mme I A, M. R B, Mme G B, M. L D, Mme E D, M. C J et M. S P ont demandé au tribunal administratif de Melun d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 6 mars 2019 par lequel le maire de
Fontenay-sous-Bois a délivré à la société civile immobilière Olga Valentine un permis de construire une maison individuelle, ainsi que la décision implicite rejetant leur recours gracieux. Par un jugement n° 1908728 du 24 février 2022, le tribunal administratif de Melun a donné acte du désistement d'instance de M. K, M. et Mme Q, Mme N, M. J et
M. P et a sursis à statuer sur cette demande, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, afin de permettre la régularisation, dans un délai de quatre mois, des vices entachant l'arrêté du 6 mars 2019.
Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire, un mémoire en réplique et un nouveau mémoire, enregistrés les 22 avril, 23 juillet 2022, 26 janvier et 29 novembre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. et Mme O H, M. et Mme B et Mme A, représentés par la SCP Gury, Maître, demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur demande ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Fontenay-sous-Bois et de la société Olga Valentine la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 décembre 2022, la commune de Fontenay-sous-Bois, représentée par la SCP Sevaux, Mathonnet, conclut au rejet du pourvoi et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme O T et autres au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 décembre 2022, la société Olga Valentine, représentée par la SCP Melka, Prigent, Drusch, conclut au rejet du pourvoi et à ce que la somme de 4 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme O T et autres au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires a produit des observations, enregistrées le 30 octobre 2023.
Le pourvoi a été communiqué à M. et Mme D, qui n'ont pas produit d'observations.
En application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées de ce que la décision du Conseil d'Etat était susceptible d'être fondée sur le moyen relevé d'office tiré de ce que le pourvoi a perdu son objet, le tribunal administratif de Melun ayant, par un jugement n° 1908728 du 20 décembre 2022, rejeté les conclusions de la demande de M. et Mme O H et autres.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " () les présidents de chambre () peuvent, par ordonnance : / 3° constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que M. et Mme O H et autres ont saisi le tribunal administratif de Melun d'une requête tendant à l'annulation de l'arrêté du 6 mars 2019 par lequel le maire de Fontenay-sous-Bois a délivré à la société Olga Valentine un permis de construire une maison individuelle, ainsi que de la décision rejetant leur recours gracieux. Par un premier jugement du 24 février 2022, le tribunal administratif de Melun a, sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, sursis à statuer sur les conclusions de la requête en vue de permettre au maire de Fontenay-sous-Bois de procéder à la régularisation des vices entachant l'arrêté du 6 mars 2019 dans un délai de quatre mois. M. et Mme O H et autres se pourvoient en cassation contre ce jugement.
3. Toutefois, par un second jugement du 20 décembre 2022, postérieur à l'introduction de ce pourvoi, le tribunal administratif de Melun, ayant constaté que l'arrêté du
20 juin 2022 du maire de Fontenay-sous-Bois a régularisé les vices de procédure qu'il avait retenu au point 30 de son premier jugement, a rejeté l'ensemble des conclusions dont il était saisi par
M. et Mme O H et autres. Les requérants ne s'étant pas pourvus en cassation contre ce second jugement rejetant l'ensemble de leurs conclusions et mettant fin à l'instance, il est devenu définitif. Les conclusions du présent pourvoi, dirigées contre le jugement du 24 février 2022 sont donc devenues sans objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions des parties présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions du pourvoi de M. et Mme O H et autres tendant à l'annulation du jugement du 24 février 2022 du tribunal administratif de Melun.
Article 2 : Les conclusions des parties présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. R O H et
Mme W O H, premiers dénommés pour l'ensemble des requérants, à la commune de Fontenay-sous-Bois et à la société civile immobilière Olga Valentine.
Copie en sera adressée à M. L D, Mme E D et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Fait à Paris, le 9 février 2024
La présidente :
Gaëlle Dumortier
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :
Hervé Herber
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026