vendredi 14 octobre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 463508 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:463508.20221014 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SARL MEIER-BOURDEAU, LECUYER ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Le syndicat des copropriétaires du 16, rue Brière de Boismont et MM. Christian Jean-Pierre Robin, Sébastien Delmas et Pierre Edmond Chumiatcher ont demandé au tribunal administratif d'Orléans d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 23 avril 2020 par lequel le maire de Saint-Mandé a délivré à la société civile de construction vente Noa et à M. B A un permis de construire un immeuble de neuf logements, valant permis de démolir un pavillon, ensemble la décision expresse de rejet de leur recours gracieux. Par un jugement n° 2004649 du 10 février 2022, le tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 23 avril 2020 en tant qu'il méconnaît les articles UA 10 et UA 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune et rejeté le surplus des conclusions de cette demande.
Par une ordonnance n° 22VE00762 du 22 avril 2022, enregistrée le 25 avril suivant au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le président de la cour administrative d'appel de Versailles a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi, enregistré le 4 avril 2022 au greffe de cette cour, présenté par le syndicat des copropriétaires du 16, rue Brière de Boismont et MM. Robin, Delmas et Chumiatcher.
Par ce pourvoi et par un nouveau mémoire, enregistré le 18 juillet 2022, le syndicat des copropriétaires du 16, rue Brière de Boismont et les autres requérants demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement en tant qu'il ne fait pas entièrement droit aux conclusions de leur demande ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Mandé la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Anne Lazar Sury, conseillère d'Etat,
- les conclusions de M. Arnaud Skzryerbak, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Meier-Bourdeau, Lecuyer et associés, avocat du syndicat des copropriétaires du 16, rue Brière de Boismont et autres ;
Vu la note en délibéré, enregistrée le 16 septembre 2022, présentée par le syndicat des copropriétaires du 16, rue Brière de Boismont et autres ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'ils attaquent, le syndicat des copropriétaires du 16, rue Brière de Boismont et les autres requérants soutiennent que :
- le jugement du tribunal administratif est irrégulier au regard des dispositions de l'article R. 741-7 du code de l'urbanisme, dans la mesure où la minute signée n'a pas été produite ;
- le tribunal administratif a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en estimant que le caractère incomplet de la notice descriptive s'agissant des abords du terrain d'assiette du projet n'avait pas eu d'incidence sur l'appréhension du dossier par les services instructeurs pour apprécier la conformité de ce projet à la réglementation ;
- il a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en estimant que l'erreur matérielle de l'arrêté autorisant l'occupation en saillie du domaine public de trois balcons quant à l'étage de positionnement de ces balcons était restée sans incidence sur l'appréciation des services instructeurs et, par suite, commis une erreur de droit en écartant pour ce motif le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-13 du code de l'urbanisme imposant que le dossier de demande de permis de construire comporte une pièce exprimant l'accord du gestionnaire du domaine public pour engager la procédure d'autorisation d'occupation temporaire lorsque le projet de construction porte sur une dépendance du domaine public ;
- il a insuffisamment motivé son jugement et a commis une erreur de droit dans l'application de l'article UA 7.2 du plan local d'urbanisme en jugeant, pour écarter le moyen tiré de la méconnaissance par le projet de la règle de distanciation de huit mètres pour les façades comportant une baie par rapport à la limite séparative, que cette règle ne s'appliquait qu'aux baies faisant face à la limite séparative ;
- il a insuffisamment motivé son jugement s'agissant de la méconnaissance par le projet de l'article UA 11 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à l'aspect extérieur des constructions, qu'il a retenue en ce qui concerne la couverture de la toiture du bâtiment et la couleur rouge sombre de l'enduit d'une partie de façade, en omettant d'examiner si le projet ne méconnaissait pas aussi les dispositions de cet article, comme ils le soutenaient, en ce qui concerne la forme du toit et la hauteur du projet et en ce qu'il supposait de démolir un pavillon doté d'un intérêt architectural ;
- il a insuffisamment motivé son jugement en ne précisant pas, pour faire application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, si l'annulation de l'arrêté en tant qu'il méconnaît les articles UA 10 et UA 11 du plan local d'urbanisme était détachable du reste des dispositions de l'arrêté ni si la régularisation des vices retenus impliquait de revoir l'économie générale du projet.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi du syndicat des copropriétaires du 16, rue Brière de Boismont et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée au syndicat des copropriétaires du 16, rue Brière de Boismont, représentant unique désigné, pour l'ensemble des requérants.
Copie en sera adressée à la commune de Saint-Mandé.
Délibéré à l'issue de la séance du 15 septembre 2022 où siégeaient : Mme Gaëlle Dumortier, présidente de chambre, présidant ; M. Damien Botteghi, conseiller d'Etat et Mme Anne Lazar Sury, conseillère d'Etat-rapporteure.
Rendu le 14 octobre 2022.
La présidente :
Signé : Mme Gaëlle Dumortier
La rapporteure :
Signé : Mme Anne Lazar Sury
Le secrétaire :
Signé : M. Hervé Herber
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026