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AccueilJurisprudence administrativeN° 464798

Conseil d'État — Décision N° 464798

jeudi 26 octobre 2023

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier464798
ECLIECLI:FR:CECHS:2023:464798.20231026
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation4ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP LYON-CAEN, THIRIEZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. A C a demandé au tribunal administratif de Dijon d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 30 juillet 2019 par laquelle l'inspecteur du travail de la 1ère section de l'unité de contrôle de la Côte d'Or a autorisé la société Jean-Jacques Deslorieux, agissant en qualité mandataire judiciaire de la société France Eole Industrie, à le licencier pour motif économique. Par un jugement n° 1902762 du 26 janvier 2021, le tribunal administratif a annulé la décision du 30 juillet 2019.

Par un arrêt n°21LY00882 du 7 avril 2022, la cour administrative d'appel de Lyon a, sur appel de la société Jean-Jacques Deslorieux, annulé ce jugement et rejeté la demande présentée par M. B devant le tribunal administratif de Dijon.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 8 juin et 7 septembre 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'État, M. B demande au Conseil d'État :

1°) d'annuler cet arrêt ;

2°) réglant l'affaire au fond, d'annuler la décision du 30 juillet 2019 de l'inspecteur du travail ;

3°) de mettre à la charge de la société Jean-Jacques Deslorieux la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code du travail ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Catherine Fischer-Hirtz, conseillère d'Etat,

- les conclusions de M. Raphaël Chambon, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Meier-Bourdeau, Lecuyer et associés, avocat de M. B ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon qu'il attaque, M. B soutient qu'il est entaché :

- d'irrégularité en ce que la cour a méconnu le principe du contradictoire en se fondant sur des éléments qui n'avaient pas été discutés devant elle ;

- d'insuffisance de motivation en ce qu'il ne répond pas au moyen tiré de ce que le liquidateur n'avait pas communiqué aux autres sociétés du groupe le profil des salariés dont les postes de travail allaient être supprimés.

- d'erreur de droit en ce qu'il écarte comme inopérant le moyen tiré de ce que l'employeur n'avait pas satisfait à son obligation de reclassement en diffusant à l'ensemble des salariés de la société France Eole Industrie la liste des offres de reclassement pour laquelle l'unique poste de chaudronnier soudeur proposé ne précisait pas le niveau de rémunération, au motif qu'il ne disposait pas des compétences requises pour occuper un tel poste.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. C n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A C.

Copie en sera adressée pour information à la société Jean-Jacques Deslorieux, agissant en qualité mandataire judiciaire de la société France Eole Industrie, et au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion.

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