jeudi 23 février 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 465903 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:465903.20230223 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SARL LE PRADO – GILBERT |
Vu la procédure suivante :
La société à responsabilité limitée (SARL) Pharmacie B et Mme A B ont demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler la délibération du 13 septembre 2018 par laquelle le conseil municipal de Guîtres (Gironde) a approuvé la cession d'un terrain à la société civile immobilière (SCI) La Vidure. Par un jugement n° 1804872 du 8 juin 2020, ce tribunal a annulé cette délibération.
Par un arrêt n° 20BX02440 du 19 mai 2022, la cour administrative d'appel de Bordeaux a, sur appel de la société La Vidure et de la commune de Guîtres, annulé ce jugement et rejeté la demande de la société Pharmacie B et de Mme B.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 19 juillet et 11 octobre 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Pharmacie B et Mme B demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Guîtres et de la société La Vidure la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Benjamin Duca-Deneuve, auditeur,
- les conclusions de Mme Karin Ciavaldini, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Le Prado - Gilbert, avocat de la société Pharmacie B et de Mme B ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elles attaquent, la société Pharmacie B et Mme B soutiennent que la cour administrative d'appel de Bordeaux :
- a omis de répondre à leur argumentation tirée de ce que la qualité de contribuable locale de Mme B constituait un intérêt lui donnant qualité pour agir et commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en refusant de lui reconnaître une telle qualité ;
- a commis une erreur de droit en jugeant que la qualité de contribuable de la communauté d'agglomération du Libournais n'était pas suffisante pour donner un intérêt à agir à la société Pharmacie B ;
- s'est méprise sur la portée des écritures, a commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que la société Pharmacie B ne justifiait d'aucun intérêt lui donnant qualité pour agir, alors que la délibération en litige était de nature à affecter ses conditions d'exploitation comme concurrente de la société La Vidure ;
- a commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en relevant que Mme B ne justifiait pas, en tant qu'acquéreur évincé de la vente consentie à la société La Vidure, d'un intérêt lui donnant qualité pour contester la délibération en litige.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société Pharmacie B et de Mme B n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société à responsabilité limitée Pharmacie B et à Mme A B.
Copie en sera adressée à la société civile immobilière La Vidure et à la commune de Guîtres.
Délibéré à l'issue de la séance du 5 janvier 2023 où siégeaient : M. Pierre Collin, président de chambre, présidant ; M. Jonathan Bosredon, conseiller d'Etat et M. Benjamin Duca-Deneuve, auditeur-rapporteur.
Rendu le 23 février 2023.
Le président :
Signé : M. Pierre Collin
Le rapporteur :
Signé : M. Benjamin Duca-Deneuve
La secrétaire :
Signé : Mme Sandrine Mendy
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026