mardi 20 juin 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 466009 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:466009.20230620 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP POUPET & KACENELENBOGEN |
Vu les procédures suivantes :
1° Sous le n° 466009, la SCI SMB Foix Peysales et la SAS Boulangerie BG ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Toulouse, d'une part, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 17 février 2022 par lequel le maire de la commune de Foix (Ariège) a opposé un sursis à statuer à la déclaration préalable déposée par la SAS Boulangerie BG en vue de la modification des façades d'un local commercial, ensemble la décision implicite de rejet du recours gracieux formé le 13 avril 2022 à l'encontre de cet arrêté, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur leur légalité, d'autre part, d'enjoindre au maire de la commune de Foix de délivrer à la SAS Boulangerie BG une décision de non-opposition à déclaration préalable dans un délai de quinze jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir ou, à titre subsidiaire et dans le même délai, de réinstruire sa déclaration préalable.
Par une ordonnance n° 2203273 du 11 juillet 2022, le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse a rejeté leurs demandes.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 22 juillet et 5 août 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la SCI SMB Foix Peysales et la SAS Boulangerie BG demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Foix la somme de 5 000 euros à verser à chacune d'entre elles au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
2° Sous le n° 466010, la SCI SMB Foix Peysales et la SAS Boulangerie BG ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Toulouse, d'une part, de suspendre l'exécution des deux arrêtés du 19 mai 2022 par lesquels le maire de la commune de Foix (Ariège) a rejeté les demandes de la SAS Boulangerie BG portant autorisation de travaux d'aménagement sur un établissement recevant du public jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur leur légalité, d'autre part, d'enjoindre au maire de la commune de Foix de délivrer à la SAS Boulangerie BG les autorisations de travaux d'aménagement sollicitées dans un délai de quinze jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir ou, à titre subsidiaire et dans le même délai, de réinstruire ses demandes de travaux.
Par une ordonnance n° 2203274 du 11 juillet 2022, le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse a rejeté leurs demandes.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 22 juillet et 5 août 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la SCI SMB Foix Peysales et la SAS Boulangerie BG demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Foix la somme de 5 000 euros à verser à chacune d'entre elles au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Clément Tonon, auditeur,
- les conclusions de M. Philippe Ranquet, rapporteur public,
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Poupet et Kacenelenbogen, avocat de la SCI SMB Foix Peysales et de la SAS Boulangerie BG
Considérant ce qui suit :
1. Les pourvois de la SCI SMB Foix Peysales et la SAS Boulangerie BG enregistrés sous les n°s 466009 et 466010 présentent à juger les mêmes questions. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par une seule décision.
2. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
3. Pour demander l'annulation des deux ordonnances qu'elles attaquent, la SCI SMB Foix Peysales et la SAS Boulangerie BG soutiennent que le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse a :
- insuffisamment motivé ses ordonnances en s'étant abstenu de répondre de manière détaillée au moyen tiré de ce que l'urgence de suspendre l'exécution des arrêtés du maire de Foix contestés était justifiée en raison du risque de rupture des relations contractuelles pouvant découler de la non réalisation de la condition suspensive prévue au contrat de bail ;
- commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en ayant jugé que le risque de rupture des relations contractuelles entre les deux sociétés ne caractérisait pas par lui-même une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
4. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission des pourvois.
D E C I D E :
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Article 1er : Les pourvois de la SCI SMB Foix Peysales et de la SAS Boulangerie BG ne sont pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la SCI SMB Foix Peysales et la SAS Boulangerie BG. Copie en sera adressée à la commune de Foix.
Délibéré à l'issue de la séance du 25 mai 2023 où siégeaient : M. Jean-Yves Ollier, assesseur, présidant ; Mme Anne Courrèges, conseillère d'Etat et M. Clément Tonon, auditeur-rapporteur.
Rendu le 20 juin 2023.
Le président :
Signé : M. Jean-Yves Ollier
Le rapporteur :
Signé : M. Clément Tonon
La secrétaire :
Signé : Mme Naouel Adouane
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026