mercredi 15 février 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 466601 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:466601.20230215 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | LAPOUGE LEMONNIER SERGENT DENIAUD |
Vu la procédure suivante :
Mme B A a demandé au tribunal administratif de Caen d'annuler la décision du 3 septembre 2019 par laquelle le président du syndicat intercommunal de l'énergie de l'Orne Territoire d'Energie 61 a rejeté sa demande tendant au versement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi et de condamner cet établissement à lui verser la somme de 21 637,20 euros. Par un jugement n° 1902522 du 23 mars 2021, le tribunal administratif de Caen a annulé la décision du 3 septembre 2019 et renvoyé Mme A devant Territoire d'Energie 61 afin qu'il soit procédé, dans un délai de deux mois, au versement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi qui lui est due à compter du 1er juin 2019.
Par une ordonnance n° 21NT01341 du 11 août 2022, enregistrée le même jour au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le président de la cour administrative d'appel de Nantes a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi et les mémoires, enregistrés les 18 mai, 27 septembre et 2 décembre 2021 au greffe de cette cour, présentés par Territoire d'Energie 61.
Par ce pourvoi, ces mémoires et un nouveau mémoire, enregistré le 18 novembre 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Territoire d'Energie 61 demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter la demande de Mme A ;
3°) de mettre à la charge de Mme A la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code du travail ;
- le règlement général annexé à la convention du 14 avril 2017 relative à l'assurance chômage ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Agnès Pic, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Arnaud Skzryerbak, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Foussard, Froger, avocat de Territoire d'Energie 61 ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'il attaque, Territoire d'Energie 61 soutient que :
- le tribunal administratif a commis une erreur de droit et méconnu son office en statuant comme juge de l'excès de pouvoir dans un litige relevant du plein contentieux ;
- il a commis une erreur de droit et dénaturé les faits de l'espèce et les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que la demande présentée par Mme A était suffisamment motivée pour être regardée comme recevable sans qu'il soit nécessaire de procéder à une demande de régularisation préalable ;
- il a entaché son jugement d'irrégularité et commis une erreur de droit en se fondant sur des moyens qui n'étaient pas d'ordre public, non soulevés par Mme A, sans en avertir préalablement les parties ;
- il a commis une erreur de droit et dénaturé les faits de l'espèce et les pièces du dossier en jugeant que Mme A devait être regardée comme remplissant les conditions requises pour bénéficier du versement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi à défaut d'élément au dossier, sans faire préalablement usage de ses pouvoirs d'instruction pour fixer les droits de l'intéressée ;
- il a commis une erreur de droit en se bornant à relever que Mme A devait être regardée comme ayant été involontairement privée d'emploi, sans rechercher si les autres conditions fixées par le règlement général annexé à la convention du 14 avril 2017 relative à l'assurance chômage permettant à l'intéressée d'obtenir l'allocation d'aide au retour à l'emploi étaient également remplies ;
- il a commis une erreur de droit et dénaturé les faits de l'espèce en jugeant que Mme A devait, du fait de non renouvellement de son contrat auprès de la mairie d'Ancinnes, être regardée comme ayant involontairement été privée d'emploi.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de Territoire d'Energie 61 n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée au syndicat intercommunal de l'énergie de l'Orne Territoire d'Energie 61.
Copie en sera adressée à Mme B A.
Délibéré à l'issue de la séance du 19 janvier 2023 où siégeaient : Mme Gaëlle Dumortier, présidente de chambre, présidant ; M. Damien Botteghi, conseiller d'Etat et Mme Agnès Pic, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteure.
Rendu le 15 février 2023.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026