lundi 20 février 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 468520 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:468520.20230220 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | Z |
| Formation | 10ème chambre |
| Avocat requérant | SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON |
Vu la procédure suivante :
La société Stella Maris et M. C B ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Saint-Barthélemy de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la délibération du 3 décembre 2020 de la collectivité de Saint-Barthélemy accordant un permis de construire à Mme D A sur une parcelle cadastrée AX n° 1380.
Par une ordonnance n° 2200014 du 11 octobre 2022, le juge des référés du tribunal administratif de Saint-Barthélemy a rejeté leur demande.
Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un mémoire rectificatif, enregistrés les 27 octobre, 14 novembre et 15 novembre 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Stella Maris et M. B demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) de mettre à la charge de la collectivité d'outre-mer de Saint-Barthélemy et de Mme A la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 janvier 2023, Mme A conclut qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le pourvoi et demande que la somme de 800 euros soit mise à la charge solidaire de la société Stella Maris et M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un nouveau mémoire, enregistré le 13 janvier 2023, la société Stella Maris et M. B reprennent leurs conclusions par les mêmes moyens. Ils soutiennent en outre qu'en dépit du non-lieu à statuer il serait équitable que leur soit allouée la somme demandée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, compte tenu des sommes mises à leur charge à ce titre par les juges du fond.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " Le président de la section du contentieux et les présidents de chambre peuvent, par ordonnance:/ () 3° constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Le tribunal administratif de Saint-Barthélemy, par un jugement du 15 décembre 2023, s'est prononcé sur les conclusions de la société Stella Maris et de M. B tendant à l'annulation de la délibération du 3 décembre 2020 de la collectivité de Saint-Barthélemy accordant un permis de construire à Mme D A sur une parcelle cadastrée AX n° 1380. Ainsi les conclusions du pourvoi en cassation introduit par la société Stella Maris et de M. B contre l'ordonnance par laquelle le juge des référés du même tribunal administratif a rejeté leur demande tendant, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, à la suspension de l'exécution de cette délibération sont devenues sans objet.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par Mme A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ces mêmes dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la collectivité d'outre-mer de Saint-Barthélemy et de Mme A qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance.
ORDONNE :
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Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur le pourvoi de la société Stella Maris et de M. B.
Article 2 : Les conclusions présentées par Mme A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le surplus des conclusions du pourvoi de la société Stella Maris et de M. B est rejeté.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à la société Stella Maris, première dénommée.
Copie en sera adressée à la collectivité territoriale de Saint-Barthélemy et à Mme D A.
Fait à Paris, le 20 février 2023
Le président : Bertrand Dacosta
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026