jeudi 22 juin 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 470191 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:470191.20230622 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | Z |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SCP THOMAS-RAQUIN, LE GUERER, BOUNIOL-BROCHIER |
Vu la procédure suivante :
M. D A, Mme E B, Mme C J et
Mme I F ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Montreuil, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision implicite par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice, a rejeté leurs demandes aux fins de nomination des trois premiers d'entre eux en qualité de notaires associés exerçant dans l'office notarial en la résidence du Blanc-Mesnil, et d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice, de procéder à ces nominations, à titre provisoire, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir. Par une ordonnance n° 2216444 du 22 novembre 2022, le juge des référés du tribunal administratif de Montreuil a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite litigieuse et enjoint au garde des sceaux, ministre de la justice, de prononcer la nomination provisoire de M. A et autres en qualité de notaires associés exerçant dans l'office notarial en la résidence du Blanc-Mesnil, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la notification de cette décision.
Le garde des sceaux, ministre de la justice, a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Montreuil, sur le fondement de l'article L. 521- 4 du code de justice administrative, de modifier l'ordonnance précédente, en mettant fin à l'injonction ou en modifiant celle-ci en une injonction de procéder au réexamen des demandes de nomination de
M. A et autres. Par une ordonnance n° 2217664 du 20 décembre 2022, le juge des référés du tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande.
Par un pourvoi, enregistré au secrétariat du contentieux du
Conseil d'Etat le 4 janvier 2023, le garde des sceaux, ministre de la justice, demande au
Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) statuant en référé, de mettre fin à la suspension de la décision contestée et de nommer M. A, Mme B et Mme J notaires à titre provisoire dans un office à créer ou, à titre subsidiaire de modifier l'injonction de nommer M. A, Mme B et Mme J en une injonction de réexaminer leur demande de nomination.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 février 2023, M. A et autres concluent au rejet du pourvoi et à ce qu'il soit mis à la charge de l'État la somme de 5.000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un nouveau mémoire, enregistré le 22 mai 2023, M. A et autres concluent à ce qu'il n'y ait pas lieu de statuer sur le pourvoi devenu sans objet et maintiennent leur demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger des questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Par un jugement du 17 mai 2023, postérieur à l'introduction du pourvoi, le tribunal administratif de Montreuil s'est prononcé sur les conclusions de M. D A et autres tendant à l'annulation de la décision par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice a implicitement rejeté la demande de nomination de M. A et autres en qualité de notaires à la résidence du Blanc-Mesnil. Ainsi les conclusions du pourvoi en cassation introduit par le garde des sceaux, ministre de la justice, contre l'ordonnance par laquelle le juge des référés du même tribunal a rejeté sa demande tendant à faire modifier l'ordonnance du 22 décembre 2022 en mettant fin à l'injonction ou en modifiant celle-ci en une injonction de procéder au réexamen des demandes de nominations, sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. A et autres au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions du pourvoi du garde des sceaux, ministre de la justice.
Article 2 : Les conclusions présentées par M. A et autres au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au garde des sceaux, ministre de la justice.
Copie en sera adressée à M. D A, Mme E B, Mme C J et Mme I F.
Fait à Paris, le 22 juin 2023
Signé : Mme H G
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux,
par délégation : Marie-Adeline Allain
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026