jeudi 8 juin 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 471043 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:471043.20230608 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP BOUTET-HOURDEAUX |
Vu la procédure suivante :
M. A B et Mme D C ont demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler pour excès de pouvoir la délibération du conseil municipal de Paradou du 28 mars 2018 approuvant la révision du plan local d'urbanisme communal. Par un jugement n° 1803965 du 11 février 2021, le tribunal administratif de Marseille a rejeté cette demande.
Par un arrêt n° 21MA01508 du 1er décembre 2022, la cour administrative d'appel de Marseille a, d'une part, annulé la délibération du conseil municipal de Paradou du 28 mars 2018 approuvant la révision du plan local d'urbanisme communal en tant qu'elle porte sur les dispositions du titre III du règlement intitulées " mesures de mitigation ", le lexique qui suit dans cette mesure et les renvois à ces mesures figurant aux chapitres I et II de ce titre, d'autre part, réformé le jugement du 11 février 2021 dans cette mesure, enfin, rejeté le surplus des conclusions de leur appel contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 3 février et 3 mai 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B et Mme C demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt, en tant qu'il a rejeté le surplus de leurs conclusions ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire entièrement droit à leur appel ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Paradou la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Anne Lazar Sury, conseillère d'Etat,
- les conclusions de M. Thomas Janicot, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Nicolaÿ, de Lanouvelle, avocat de M. B et de Mme C ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille qu'ils attaquent en tant qu'il n'a pas entièrement fait droit à leur appel, M. B et Mme C soutiennent que :
- la cour a dénaturé les faits et les pièces du dossier qui lui était soumis et les inexactement qualifiés en jugeant que le rapport de présentation du plan local d'urbanisme attaqué était suffisant tant dans sa partie consacrée au diagnostic du territoire communal, quand les données notamment démographiques présentées n'étaient pas actualisées et que le rapport se livrait à une analyse insuffisante des capacités des parcs de stationnement implantés sur le territoire communal, que pour justifier le parti d'aménagement retenu pour sa révision consistant à réduire les possibilités d'urbanisation sur le territoire communal afin de maîtriser la croissance démographique et le développement de la commune ;
- elle a dénaturé les faits et les pièces du dossier et les inexactement qualifiés en jugeant que le rapport de présentation était suffisant en dépit de l'absence de justification du classement des parcelles litigieuses en zone UD du plan local d'urbanisme interdisant toute nouvelle construction à usage d'habitation dans l'ouest de la commune et de l'incohérence de ce classement au regard des objectifs poursuivis par la révision de ce plan visant à limiter la consommation d'espaces naturels tout en ouvrant certains secteurs à l'urbanisation pour augmenter l'offre de logements dans l'est du territoire communal ;
- elle a commis une erreur de droit en ne faisant que partiellement droit au moyen tiré de ce que le classement de leurs parcelles en zone UD était fondé sur une cartographie des risques dépourvue de base légale et qu'il était lui-même illégal ;
- elle a dénaturé les faits et les pièces du dossier en estimant qu'il était possible de faire le départ entre les " mesures de mitigation ", qu'elle a censurées pour illégalité, et les autres règles issues de cette cartographie des risques, tenues pour légales, alors que l'ensemble de ces prescriptions, qui avaient servi à définir le zonage du plan local d'urbanisme, étaient indivisibles ;
- elle a dénaturé les faits et les pièces du dossier en estimant, d'une part, que par leur argumentation, ils ne remettaient pas utilement en cause le classement de leurs parcelles en " zone d'aléa résiduel à modéré " et, d'autre part, que l'absence de production des études hydrauliques ne les avaient pas empêchés de remettre en cause utilement le classement de leurs parcelles.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. B et autre n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B et Mme D C.
Copie en sera adressée à la commune de Paradou.
Délibéré à l'issue de la séance du 25 mai 2023 où siégeaient : M. Jean-Luc Nevache, assesseur, présidant ; M. Damien Botteghi, conseiller d'Etat et Mme Anne Lazar Sury, conseillère d'Etat-rapporteure.
Rendu le 8 juin 2023.
Le président :
Signé : M. Jean-Luc Nevache
La rapporteure :
Signé : Mme Anne Lazar Sury
Le secrétaire :
Signé : M. Hervé Herber
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026