LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 472906

Conseil d'État — Décision N° 472906

mardi 31 octobre 2023

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier472906
ECLIECLI:FR:CECHS:2023:472906.20231031
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP L. POULET-ODENT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La commune de Versailles a demandé au tribunal administratif de Versailles de condamner solidairement la société Sade, la société des eaux de Versailles et de Saint-Cloud (SEVESC) et la société Egis Eau, ou à titre subsidiaire les deux premières seulement, à lui verser la somme totale de 2 687 847,37 euros augmentée des intérêts moratoires capitalisés à compter du 3 mars 2015 en réparation des désordres résultant d'une inondation survenue dans la nuit du 11 au 12 décembre 2012, et de mettre solidairement à la charge des trois entreprises les dépens s'élevant à la somme totale de 170 643,93 euros, augmentée des intérêts moratoires capitalisés à compter du 3 mars 2015. Par un jugement n° 1501633 du 13 avril 2018, le tribunal administratif de Versailles, d'une part, a condamné solidairement les sociétés Sade, SEVESC et Egis Eau à verser à la commune de Versailles les sommes de 1 181 428,72 euros et de 85 977,13 euros, majorées des intérêts au taux légal à compter du 3 mars 2015 et de la capitalisation à compter du 3 mars 2016, les sociétés SEVESC et Egis Eau étant condamnées à garantir solidairement la société Sade à hauteur de 40 %, les sociétés Sade et Egis Eau étant condamnées à garantir solidairement la SEVESC à hauteur de 70 % et les sociétés Sade et SEVESC étant condamnées à garantir solidairement la société Egis Eau à hauteur de 90 %, d'autre part, a condamné solidairement les sociétés Sade et Egis Eau à verser à la SEVESC la somme de 10 857,63 euros, la société Sade étant condamnée à garantir la société Egis Eau à hauteur de 60 % et la société Egis Eau étant condamnée à garantir la société Sade à hauteur de 10 %.

Par un arrêt n°s 18VE01994, 18VE02000 du 10 février 2023, la cour administrative d'appel de Versailles a, sur appel principal de la société Sade et de la commune de Versailles, et sur appel incident de la SEVESC et de la société Egis Eau, en premier lieu, porté la somme de 1 181 428,72 euros à la somme de 1 608 379,76 euros TTC, en deuxième lieu, ramené la somme de 85 977,13 euros à la somme de 73 786,95 euros TTC, en troisième lieu, porté la somme de 10 857,63 euros à la somme de 51 612,48 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 21 janvier 2013 capitalisés à compter du 4 décembre 2018, en quatrième lieu, condamné la SEVESC et le syndicat mixte pour la gestion du service des eaux de Versailles et de Saint-Cloud (SMGSEVESC) à garantir intégralement la société Sade des deux premières sommes mises à sa charge, en cinquième lieu, condamné la société Egis Eau à garantir la société Sade à hauteur de 10% des sommes mises à sa charge et la SEVESC à hauteur de 10% des sommes mises à sa charge, en sixième lieu, condamné la SEVESC et la société Sade à garantir la société Egis Eau des sommes mises à sa charge à hauteur respectivement de 30 % et 60 % et, en dernier lieu, rejeté le surplus des conclusions des parties.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 11 avril et 11 juillet 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la SEVESC demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt en tant qu'il lui fait grief ;

2°) de mettre à la charge des sociétés Sade, Egis Eau et Sol Progrès la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code civil ;

- le code des marchés publics ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Marie Lehman, maître des requêtes en service extraordinaire,

- les conclusions de M. Nicolas Labrune, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Célice, Texidor, Perier, avocat de la société des Eaux de Versailles et de Saint-Cloud ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la SEVESC soutient que la cour administrative d'appel de Versailles a :

- commis une erreur de droit et dénaturé les stipulations de l'article 3.3.5.3 du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) en jugeant qu'elle avait commis une faute en s'abstenant de faire usage de son pouvoir de modifier la durée de l'intervention de la société Sade ;

- commis une erreur de droit et inexactement qualifié les faits en jugeant qu'elle avait commis une faute en ne modifiant pas le délai contractuel de 24 heures prescrit à la société Sade pour réaliser les raccordements et l'a insuffisamment motivé en omettant de rechercher si la société Sade s'était ou non opposée à ce délai et si elle en avait ou non demandé la modification ;

- inexactement qualifié les faits et dénaturé les pièces du dossier en estimant qu'elle avait commis une faute en localisant la fuite tardivement et insuffisamment motivé son arrêt en omettant d'analyser le rapport d'expertise dont il ressortait que le processus de détection et de localisation de la fuite avait fonctionné correctement, sans qu'aucun dysfonctionnement ni aucune carence du centre de Louveciennes ne puissent être caractérisés ;

- commis une erreur de droit, dénaturé les pièces du dossier et l'a insuffisamment motivé en estimant qu'aucune clause contractuelle ne faisait obstacle à l'appel en garantie présenté par la société Sade contre elle et, symétriquement, ne lui permettait pas d'appeler cette société en garantie à raison des dommages causés à la commune de Versailles ;

- commis une erreur de droit en rejetant son appel en garantie dirigé contre la société Sade au motif que la réception sans réserve du marché de raccordement est intervenue.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de la SEVESC n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société des eaux de Versailles et de Saint-Cloud.

Copie en sera adressée à la société Sade, au syndicat mixte pour la gestion du service des eaux de Versailles, à la commune de Versailles, à la société Egis Eau et à la société Sol Progrès.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions