vendredi 15 décembre 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 473617 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:473617.20231215 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 10ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP WAQUET, FARGE, HAZAN |
Vu la procédure suivante :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, d'une part, d'annuler la décision implicite de rejet, née du silence gardé pendant deux mois par le président de l'assemblée de la province Nord de la Nouvelle-Calédonie sur sa demande du 13 juillet 2020 tendant à la reconstitution de sa carrière, à son affectation sur un poste de directeur adjoint en adéquation avec ses capacités professionnelles, au retrait de la mention de ses activités syndicales dans son dossier administratif et notamment dans son entretien annuel, au versement de l'indemnité afférente à ses fonctions de chargé de mission et à l'attribution d'un montant de 2 768 410 francs CFP au titre des pertes de revenus ainsi que d'une somme de 1 500 000 francs CFP en réparation du préjudice moral résultant de la discrimination et du harcèlement dont il a fait l'objet et, d'autre part, de condamner la province Nord de la Nouvelle-Calédonie à lui verser une somme correspondant au montant de l'indemnité afférente aux fonctions de chargé de mission à laquelle il a droit depuis le 18 décembre 2017, date à laquelle le versement de cette indemnité lui a été illégalement refusé, ainsi qu'une somme totale de 4 268 410 francs CFP destinée à réparer les conséquences dommageables de la discrimination et du harcèlement dont il a fait l'objet en raison de ses activités syndicales.
Par un jugement n° 2000353 du 29 avril 2021, le tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a condamné la province Nord de la Nouvelle-Calédonie à verser à M. B une somme correspondant au montant de l'indemnité afférente aux fonctions de chargé de mission, égale à 1/12ème de la valeur de 48 points INM, qui lui est due depuis le 18 décembre 2017, et rejeté le surplus de ses conclusions.
Par un arrêt n° 21PA03600 du 14 février 2023, la cour administrative d'appel de Paris a rejeté l'appel de la province Nord de la Nouvelle-Calédonie tendant à l'annulation des articles 1er, 2 et 3 de ce jugement, ainsi que l'appel incident de M. B tendant à l'annulation de son article 4.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 26 avril et 25 juillet 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'État, la province Nord de la Nouvelle-Calédonie demande au Conseil d'Etat d'annuler cet arrêt.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 ;
- l'arrêté n° 1065 du 22 août 1953 ;
- la délibération n° 393 du 25 juin 2008 du Congrès de la Nouvelle-Calédonie ;
- la délibération n° 74/CP du 12 février 2009 de la commission permanente du Congrès de la Nouvelle-Calédonie ;
- la délibération n° 2009-03/APN du 30 janvier 2009 de l'Assemblée de la province Nord ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Philippe Bachschmidt, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Laurent Domingo, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Waquet, Farge, Hazan, avocat de la province Nord, de la Nouvelle-Cadélonie ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la province Nord de la Nouvelle-Calédonie soutient que la cour administrative d'appel de Paris l'a entaché :
- d'irrégularité en retenant, sans instruction contradictoire, que M. B n'aurait eu connaissance que le 13 juillet 2020 de la décision implicite du 18 décembre 2017 rejetant sa demande pécuniaire, de sorte que son recours indemnitaire sur le même objet serait recevable ;
- d'erreur de droit, en jugeant que M. B devait être regardé comme exerçant des fonctions de chargé de mission " auprès d'un responsable classé au niveau N " au sens de l'article 7 de la délibération du congrès de la Nouvelle-Calédonie du 25 juin 2008 relative au régime indemnitaire des personnels d'encadrement et assimilés, au seul motif qu'il était chargé de mission auprès d'un agent exerçant des fonctions de " directeur " ;
- d'erreur de droit et d'erreur de qualification juridique des faits, en estimant que M. B exerçait des fonctions de " chargé de mission " au sens des délibérations susvisées.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la province Nord de la Nouvelle-Calédonie n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la province Nord de la Nouvelle-Calédonie.
Copie en sera adressée à M. A B.
Délibéré à l'issue de la séance du 17 novembre 2023 où siégeaient : M. Bertrand Dacosta, président de chambre, présidant ; Mme Nathalie Escaut, conseillère d'Etat et M. Philippe Bachschmidt, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.
Rendu le 15 décembre 2023.
Le président :
Signé : M. Bertrand Dacosta
Le rapporteur :
Signé : M. Philippe Bachschmidt
La secrétaire :
Signé : Mme Chloé-Claudia Sediang
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026