mercredi 13 décembre 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 474293 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:474293.20231213 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 10ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH |
Vu la procédure suivante :
M. et Mme B A ont demandé au tribunal administratif de Caen d'annuler la délibération du 20 septembre 2019 par laquelle le conseil municipal de Bernières-sur-Mer (Calvados) a retiré la délibération du 23 mai 2019 approuvant la révision du plan local d'urbanisme et adopté une nouvelle version du plan local d'urbanisme révisé, ainsi que la décision du maire du 10 octobre 2019 rejetant leur recours gracieux. Par un jugement n° 1902390 du 19 février 2021, le tribunal administratif de Caen a annulé la délibération du 20 septembre 2019 en tant qu'elle classe trois secteurs du camping du Havre de Bernières en zone Na et en tant qu'elle prévoit en zone Nl la possibilité d'implanter des habitations légères de loisir.
Par un arrêt n° 21NT01102 du 17 mars 2023, la cour administrative d'appel de Nantes a rejeté la requête d'appel de la commune de Bernières-sur-Mer contre ce jugement et, sur appel incident de M. et Mme A, a annulé la délibération du 20 septembre 2019 du conseil municipal en tant, d'une part, qu'elle procède au retrait de la délibération du 23 mai 2019 en ce que celle-ci classait la majeure partie du camping du Havre en zone N et, d'autre part, que la nouvelle version du plan local d'urbanisme qu'elle approuve classe la majeure partie du camping du Havre en zone Nl et modifie les dispositions de l'article N2 du règlement applicables à cette zone.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 17 mai et 14 août 2023, la société Le Donjon de Lars demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, d'annuler le jugement du tribunal administratif de Caen et de rejeter la requête de M. et Mme A ;
3°) de mettre à la charge de M. et Mme A la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le décret n° 2006-834 du 10 juillet 2006 ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Arno Klarsfeld, conseiller d'Etat,
- les conclusions de Mme Esther de Moustier, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Bauer-Violas-Feschotte-Desbois-Sebagh, avocat de la société Le Donjon de Lars ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société Le Donjon de Lars soutient que la cour administrative d'appel de Nantes l'a entaché :
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en jugeant que le terrain d'assiette de son camping devait être regardé comme faisant partie d'un espace d'urbanisation diffuse, au sens des dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, et non comme étant situé en continuité d'une agglomération ou d'un village existant ou inclus dans un secteur déjà urbanisé ;
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en jugeant que les modifications apportées par la délibération du 20 septembre 2019 ne procédaient pas de l'enquête publique conduite dans le cadre de la procédure de révision du plan local d'urbanisme de la commune ;
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en accueillant l'appel incident de M. et Mme A alors qu'il soulevait un litige distinct de celui de l'appel principal ;
- de dénaturation des pièces du dossier en estimant que les conseillers municipaux avaient été privés d'une information leur permettant d'exercer leur mandat pour l'adoption de la délibération du 20 septembre 2019 ;
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en jugeant que le conseil municipal ne pouvait pas, sans méconnaître les dispositions de l'article L. 243-3 du code des relations entre le public et l'administration, décider de retirer la délibération du 23 mai 2019 approuvant la révision du plan local d'urbanisme pour le motif tiré de l'illégalité du classement du camping du Havre de Bernières en zone N ;
- de dénaturation des pièces du dossier en estimant que les modifications résultant de la délibération du 20 septembre 2019 ne procédaient pas de l'enquête publique, qu'elles ne remédiaient pas à une illégalité et qu'une nouvelle enquête publique intégrant les modifications devait être organisée ;
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en jugeant que les modifications justifiaient la consultation de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société Le Donjon de Lars n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Le Donjon de Lars.
Copie en sera adressée à M. et Mme B A et à la commune de Bernières-sur-Mer.
Délibéré à l'issue de la séance du 29 novembre 2023 où siégeaient : Mme Nathalie Escaut, conseillère d'Etat, présidant ; M. Alexandre Lallet, conseiller d'Etat et M. Arno Klarsfeld, conseiller d'Etat-rapporteur.
Rendu le 13 décembre 2023.
La présidente :
Signé : Mme Nathalie Escaut
Le rapporteur :
Signé : M. Arno Klarsfeld
La secrétaire :
Signé : Mme Sylvie Leporcq
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026