LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 474486

Conseil d'État — Décision N° 474486

jeudi 9 novembre 2023

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier474486
ECLIECLI:FR:CECHS:2023:474486.20231109
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation10ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP GURY & MAITRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une première demande, enregistrée sous le n° 2000001, Mme G... B..., Mme I... D..., M. A... D..., Mme H... D..., Mme E... F... et M. C... D... ont demandé au tribunal administratif de Saint-Barthélemy d’annuler les délibérations des 21 novembre 2019 et 10 décembre 2020 par lesquelles le conseil exécutif de la collectivité de Saint-Barthélemy a délivré à la société RSB un permis de construire et un permis de construire modificatif portant sur l’édification de 24 bâtiments sur le site appelé « Autour du Rocher ».

Par une seconde demande, enregistrée sous le n° 2100002, les mêmes requérants ont demandé au tribunal administratif de Saint-Barthélemy d’annuler la même délibération du 10 décembre 2020 par laquelle le conseil exécutif de la collectivité de Saint-Barthélemy a délivré à la société RSB un permis de construire modificatif portant sur l’édification de 24 bâtiments sur le même site.

Par un jugement n°s 2000001, 2100002 du 25 janvier 2022, le tribunal administratif de Saint-Barthélemy a, d’une part, rejeté comme irrecevable la seconde demande et, d’autre part, rejeté au fond la première demande.

Par un arrêt n° 22BX00940 du 23 mars 2023, la cour administrative d’appel de Bordeaux a, sur appel de Mme G... B... et autres, annulé les délibérations des 21 novembre 2019 et 10 décembre 2020 et réformé le jugement dans cette mesure.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 24 mai et 24 août 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société RSB demande au Conseil d'Etat :

1°) d’annuler cet arrêt ;

2°) réglant l’affaire au fond, de rejeter l’appel de Mme B... et autres ;

3°) de mettre à la charge de Mme G... B... et autres la somme globale de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l’urbanisme ;
- le code de l’urbanisme de Saint-Barthélemy ;
- le code de justice administrative ;


Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Isabelle Lemesle, conseillère d'Etat,

- les conclusions de Mme Esther de Moustier, rapporteure publique ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Foussard, Froger, avocat de la société RSB ;




Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation de l’arrêt qu’elle attaque, la société RSB soutient que la cour administrative d’appel de Bordeaux a :
- commis une erreur de droit en ne relevant pas, fût-ce d’office, l’irrecevabilité des conclusions présentées en première instance sous le n° 2100002 tendant à l’annulation du seul permis de construire modificatif qui lui a été délivré par la délibération du 10 décembre 2020 ;
- commis une erreur de qualification juridique des faits en jugeant que les requérants justifiaient d’un intérêt à demander l’annulation du permis de construire du 21 novembre 2019 et du permis modificatif du 10 décembre 2020 qui lui ont été accordés ;
- entaché son arrêt d’erreurs de droit et de dénaturation des faits et pièces du dossier en estimant que le secteur identifié par un point 7 au sein de la parcelle cadastrée section AP n°137 ne pouvait donner lieu qu’à la reconstruction d’un bâtiment existant, tenant compte des caractéristiques de ce dernier ;
- commis une erreur de droit en écartant l’exception de chose jugée opposée en défense par la société et fondée sur un jugement du 14 décembre 2018 du tribunal administratif de Saint-Barthélemy ;
- commis une erreur de droit en déduisant de la seule modification de l’ampleur du projet qu’impliquerait le vice relevé l’existence d’un bouleversement tel que la nature de ce projet s’en trouverait modifiée, faisant ainsi obstacle à la mise en œuvre des pouvoirs prévus aux articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l’urbanisme.

3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.




D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi de la société RSB n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société RSB.
Copie en sera adressée à Mme G... B..., première dénommée pour l’ensemble des défendeurs, et à la collectivité de Saint-Barthélemy.
Délibéré à l'issue de la séance du 18 octobre 2023 où siégeaient : M. Alexandre Lallet, conseiller d'Etat, présidant ; Mme Nathalie Escaut, conseillère d'Etat et Mme Isabelle Lemesle, conseillère d'Etat-rapporteure.

Rendu le 9 novembre 2023.

Le président :
Signé : M. Alexandre Lallet



La rapporteure :
Signé : Mme Isabelle Lemesle


La secrétaire :
Signé : Mme Sylvie Leporcq




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions