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AccueilJurisprudence administrativeN° 475027

Conseil d'État — Décision N° 475027

vendredi 5 avril 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier475027
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:475027.20240405
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation2ème chambre jugeant seule
Avocat requérantHAAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. B A a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 12 mars 2019 du préfet de l'Essonne accordant un permis de construire à la SNCF-DGIF.

Par un jugement n° 19041019 du 22 mars 2022, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.

Par une ordonnance n° 22VE01294 du 13 avril 2023, le président-assesseur de la 6ème chambre de la cour administrative d'appel de Versailles a rejeté l'appel de M. A contre ce jugement.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 12 juin et 13 septembre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cette ordonnance ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Benoît Delaunay, conseiller d'Etat,

- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public,

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à Me Haas, avocat de M. A ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'ordonnance qu'il attaque, M. A soutient que le président-assesseur de la 6ème chambre de la cour administrative d'appel de Versailles a commis une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme en faisant peser sur lui seul la charge de la preuve de son intérêt pour agir contre le permis de construire litigieux.

3. Ce moyen n'est pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. A n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A. Copie en sera adressée au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à la société nationale des chemins de fer français.

Délibéré à l'issue de la séance du 14 mars 2024 où siégeaient : M. Nicolas Boulouis, président de chambre, présidant ; Mme Anne Courrèges, conseillère d'Etat et M. Benoît Delaunay, conseiller d'Etat-rapporteur.

Rendu le 5 avril 2024.

Le président :

Signé : M. Nicolas Boulouis

Le rapporteur :

Signé : M. Benoît Delaunay

La secrétaire :

Signé : Mme Sandrine Mendy

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