jeudi 28 décembre 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 475215 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:475215.20231228 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON |
Vu la procédure suivante :
M. A C a demandé au tribunal administratif de Rennes d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 31 juillet 2020 par lequel le maire de Hanvec a délivré à Mme D B un permis d'aménager, ainsi que la décision du 22 décembre 2020 rejetant son recours gracieux. Par un jugement n° 2101076 du 28 janvier 2022, le tribunal administratif de Rennes a fait droit à cette demande.
Par un arrêt n° 22NT00870 du 18 avril 2023, la cour administrative d'appel de Nantes a, sur l'appel de la commune de Hanvec, annulé ce jugement et rejeté la demande de première instance de M. C.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 19 juin et 20 septembre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. C demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Hanvec et de Mme B la somme de 2 000 euros chacun au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Pierre Boussaroque, conseiller d'Etat,
- les conclusions de M. Thomas Janicot, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Gaschignard, Loiseau, Massignon, avocat de M. C ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'il attaque, M. C soutient que :
- la cour administrative d'appel a commis une erreur de droit en s'abstenant de rechercher si le projet litigieux était conforme aux exigences des dispositions des articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l'urbanisme relatives au littoral telles qu'elles avaient été précisées par les orientations du schéma de cohérence territoriale ;
- elle a insuffisamment motivé son arrêt et commis une erreur de droit faute d'avoir examiné la compatibilité du classement de la parcelle litigieuse par le plan local d'urbanisme intercommunal avec les orientations du schéma de cohérence territoriale en tenant compte de l'ensemble des orientations fixées par ce schéma, notamment en ce qui concerne les terres agricoles ;
- elle a inexactement qualifié les faits de l'espèce en jugeant que la zone dans laquelle se trouve le terrain d'assiette du projet litigieux constituait un " village " au sens des orientations du schéma de cohérence territoriale, alors que les différents espaces urbanisés qui l'entourent ne peuvent regardés comme groupés au sens de ces orientations et que seul un classement en zone agricole assurait la compatibilité du plan local d'urbanisme intercommunal avec ces mêmes orientations ;
- elle a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que le terrain d'assiette du projet se situait dans une zone urbanisée au sens des dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ;
- elle a insuffisamment motivé son arrêt en s'abstenant de répondre au moyen tiré de ce que le classement de la parcelle d'assiette du projet litigieux méconnaissait l'objectif de limitation de la consommation de terres agricoles fixé par le plan d'aménagement et de développement durable du plan local d'urbanisme intercommunal ;
- elle a insuffisamment motivé son arrêt et l'a entaché d'erreur de droit en jugeant que le projet litigieux ne constituait pas une extension de l'urbanisation au sens des dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme, sans prendre en compte les critères posés par les orientations du schéma de cohérence territoriale relatives à l'urbanisation des espaces proches du rivage ni rechercher si l'extension de l'urbanisation était justifiée et motivée par le plan local d'urbanisme intercommunal.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
--------------
Article 1er : Le pourvoi de M. C n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A C.
Copie en sera adressée à la commune de Hanvec et à Mme D B.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026