vendredi 1 mars 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 475335 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:475335.20240301 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | HAAS |
Vu la procédure suivante :
M. F B, Mme E B, M. D A, Mme J A, M. H I, Mme G I et M. C K ont demandé au tribunal administratif de Lyon d'annuler pour excès de pouvoir la délibération du 27 février 2020 par laquelle le conseil de la communauté d'agglomération du Pays de Gex a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat (PLUiH), ainsi que la décision du 28 août 2020 rejetant leur recours gracieux.
Par un jugement n° 2007659 du 6 juillet 2021, le tribunal administratif a, d'une part, annulé cette délibération du conseil de la communauté d'agglomération du Pays de Gex, en tant qu'elle porte sur le classement des parcelles cadastrées section ZA nos 2, 3, 66, 68, 70, 117 et 120, situées sur le territoire de la commune de Farges (Ain), en zone à urbaniser 1AUE, et sur l'institution d'une orientation d'aménagement et de programmation sur ce même tènement, d'autre part, rejeté le surplus des conclusions de la demande.
Par un arrêt n° 21LY02986 du 18 avril 2023, la cour administrative d'appel de Lyon a, sur appel de la communauté d'agglomération du Pays de Gex, d'une part, annulé ce jugement et, d'autre part, rejeté l'ensemble des conclusions de première instance de M. B et autres.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 22 juin et 22 septembre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B et autres demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter l'appel de la communauté d'agglomération du Pays de Gex ;
3°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération du pays de Gex la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Antoine Berger, auditeur,
- les conclusions de M. Nicolas Agnoux, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à Maître Haas, avocat de M. B et autres ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon qu'ils attaquent, M. B et autres soutiennent qu'il est entaché :
- d'une insuffisance de motivation en ce qu'il ne répond pas à l'ensemble de leurs moyens et y répond, pour certains d'entre eux, de manière incomplète et ambigüe ;
- d'une dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il estime que la zone en cause n'a pas été identifiée comme corridor écologique ;
- d'une dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il estime que les avis réservés émis par les personnes publiques associées sur le projet d'orientation d'aménagement et de programmation ne l'ont été qu'à raison de sa taille ;
- d'une dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il estime que le document rédigé par la fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (FRAPNA) ne porte pas sur la zone litigieuse ;
- d'une dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il estime que le site en cause ne présente pas de sensibilité environnementale particulière et que son ouverture à l'urbanisation n'est pas manifestement erronée ;
- d'une dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il estime qu'aucune aggravation du risque d'inondation n'est identifiée ;
- d'une dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il estime que le rapport de présentation comporte une analyse suffisante de l'état initial de l'environnement dans le pays de Gex.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. B et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. F B, premier dénommé pour l'ensemble des requérants.
Copie en sera adressée à la communauté d'agglomération du Pays de Gex.
Délibéré à l'issue de la séance du 25 janvier 2024 où siégeaient : Mme Isabelle de Silva, présidente de chambre, présidant ; M. Cyril Roger-Lacan, conseiller d'Etat et M. Antoine Berger, auditeur-rapporteur.
Rendu le 1er mars 2024.
La présidente :
Signé : Mme Isabelle de Silva
Le rapporteur :
Signé : M. Antoine Berger
La secrétaire :
Signé : Mme Angélique Rajaonarivelo
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026