LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 476084

Conseil d'État — Décision N° 476084

jeudi 19 octobre 2023

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier476084
ECLIECLI:FR:CECHS:2023:476084.20231019
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationZ
Formation5ème chambre
Avocat requérantSCP THOUIN-PALAT, BOUCARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La société des petits trains d'Argelès (Trainbus) a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Montpellier d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de deux arrêtés du 25 avril 2023 par lesquels le maire d'Argelès-sur-mer a, d'une part, conditionné l'usage de la voie dédiée aux petits trains sur la rue des Platanes et la rue des Pins à l'octroi d'une autorisation préalable de la commune, et, d'autre part, réglementé la circulation sur la rue des Arènes, ainsi que le refus du maire d'Argelès-sur-mer de lui délivrer les dispositifs d'accès à la voie dédiée à la circulation des petits trains. Par une ordonnance n° 2303562 du 13 juillet 2023, le juge des référés du tribunal administratif a fait droit à cette demande.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 18 juillet et 2 août 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune d'Argelès-sur-mer demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cette ordonnance ;

2°) statuant en référé, de rejeter la demande de la société des petits trains d'Argelès ;

3°) de mettre à la charge de la société des petits trains d'Argelès la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

En application des dispositions de l'article R. 822-5-1 du code de justice administrative, l'avocat de la commune requérante a été informé que la décision du Conseil d'Etat était susceptible d'être prise en application de l'article R. 822-5 du même code.

La commune d'Argelès-sur-mer a présenté des observations en réponse à cette information, enregistrées le 5 octobre 2023.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de la route ;

- le code des transports ;

- le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ". Aux termes de l'article R. 822-5 du même code : " () Lorsqu'ils sont dirigés contre une décision rendue en premier et dernier ressort, le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas admettre : () 3° Les pourvois manifestement dépourvus de fondement dirigés contre les ordonnances prises en application du livre V () ".

2. Pour demander l'annulation de l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Montpellier qu'elle attaque, la commune d'Argelès-sur-mer soutient qu'elle est entachée :

- d'insuffisance de motivation, d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle juge qu'il n'est pas établi que l'arrêté du 25 novembre 2019, autorisant l'exploitation du petit train, était devenu caduc ;

- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle estime que la société requérante justifiait de la perte de plusieurs de ses partenaires commerciaux ;

- de contradiction de motifs et d'erreur de droit en ce qu'elle juge que les arrêtés imposant des contraintes de circulation ne visaient que trois rues mais faisaient obstacle à l'activité de la société ;

- d'erreur de droit ou de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle juge que le délai écoulé entre la date à laquelle la société a eu connaissance des arrêtés et sa saisine était justifiée par sa demande préalable auprès de la commune et l'introduction d'un recours ;

- d'erreur de droit en ce qu'elle juge que la condition d'urgence est satisfaite sans rechercher si des motifs d'intérêt public n'étaient pas de nature à s'y opposer ;

- d'erreur de droit en ce qu'elle juge que la délivrance d'une autorisation municipale ou la conclusion d'une convention d'occupation du domaine public ne constituaient pas des préalables nécessaires à l'exploitation d'une activité de petit train touristique ;

- d'erreur de droit en ce qu'elle n'a pas recherché si les arrêtés contestés étaient de nature à empêcher l'activité de la société alors que la réglementation avait pour seul effet de restreindre partiellement cette activité et répondait à des impératifs de sécurité publique ;

- d'erreur de droit en ce qu'elle n'a pas recherché si la société était encore autorisée à circuler sur la commune à la date à laquelle le juge des référés s'est prononcé ;

- d'erreur de droit en ce qu'elle juge qu'il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée du fait d'un détournement de pouvoir.

3. Il est manifeste qu'aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

O R D O N N E :

Article 1er : Le pourvoi de la commune d'Argelès-sur-mer n'est pas admis.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune d'Argelès-sur-mer.

Copie en sera adressée à la société des petits trains d'Argelès (Trainbus).

Fait à Paris, le 19 octobre 2023

Signé : Jean-Philippe Mochon

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :

Bernard Longieras

1

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions