vendredi 23 février 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 476369 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:476369.20240223 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP MARLANGE, DE LA BURGADE |
Vu la procédure suivante :
L'Association pour la sauvegarde du patrimoine artistique et historique roussillonnais (ASPAHR) a demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 4 juillet 2019 du préfet des Pyrénées-Orientales portant approbation de la révision n° 1 du plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) du site patrimonial remarquable de Perpignan intégrant trois modifications additionnelles. Par un jugement n° 2000152 du 26 janvier 2021, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté cette demande.
Par un arrêt n° 21TL01257 du 1er juin 2023, la cour administrative d'appel de Toulouse a rejeté l'appel formé par l'Association pour la sauvegarde du patrimoine artistique et historique roussillonnais contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 27 juillet et 23 octobre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'Association pour la protection du patrimoine artistique et historique roussillonnais demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code du patrimoine ;
- le code de l'urbanisme ;
- la loi n° 2016-925 du 7 juillet 2016 ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Pierre Boussaroque, conseiller d'Etat,
- les conclusions de M. Thomas Janicot, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Marlange, de La Burgade, avocat de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine artistique et historique roussillonnais ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, l'association requérante soutient que :
- la cour administrative d'appel a insuffisamment motivé son arrêt faute d'avoir précisé, pour écarter le moyen tiré de l'insuffisance du rapport du commissaire enquêteur, la teneur de l'avis personnel et motivé de ce dernier ;
- elle a commis une erreur de droit en faisant application des dispositions de l'article L. 313-1 du code de l'urbanisme dans leur rédaction antérieure à la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, qui n'étaient plus applicables à la date à laquelle l'arrêté approuvant le nouveau plan de sauvegarde et de mise en valeur a été adopté ;
- elle a commis une erreur de droit, à supposer même que les dispositions de l'article L. 313-1 du code de l'urbanisme aient été applicables à la date d'édiction de l'arrêté attaqué dans leur rédaction antérieure à la loi du 7 juillet 2016, en jugeant que ces dispositions permettaient d'introduire des orientations d'aménagement et de programmation au sein d'un plan de sauvegarde et de mise en valeur ;
- elle a inexactement qualifié les faits de l'espèce, qu'elle a dénaturés, de même que les pièces du dossier qui lui était soumis, en estimant que les orientations d'aménagement et de programmation retenues par le plan litigieux n'étaient pas contradictoires avec les dispositions du règlement de ce plan ;
- elle a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en estimant que les orientations d'aménagement et de programmation nos 1 et 4 n'étaient entachées d'aucune erreur manifeste d'appréciation.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de l'Association pour la protection du patrimoine artistique et historique roussillonnais n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'Association pour la protection du patrimoine artistique et historique roussillonnais (ASPAHR).
Copie en sera adressée au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026