vendredi 19 avril 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 479649 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:479649.20240419 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP WAQUET, FARGE, HAZAN |
Vu la procédure suivante :
M. H J, Mme I F, M. C B et M. G E ont demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 11 février 2022 par lequel le maire de Fillinges a accordé à M. D A un permis de construire pour la réalisation d'un ensemble immobilier de neuf immeubles à usage mixte (habitations et locaux d'activités) comportant quatre-vingt-quinze logements et des surfaces d'activités libres, ainsi que trois cent treize places de stationnement et une voirie de desserte, ainsi que la décision du 7 juin 2022 rejetant leur recours gracieux. Par un jugement n° 2204983 du 8 juin 2023, le tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 11 février 2022 en tant qu'il ne prévoit pas un nombre de places de stationnement suffisant au regard des exigences de l'article UX 7 du règlement du plan local d'urbanisme, la décision du 7 juin 2022 dans la même mesure, et a rejeté le surplus des conclusions de la demande.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 8 août et 8 novembre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. J, M. B et M. E demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de mettre à la charge, solidairement, de la commune de Fillinges et de M. A la somme de 2 000 euros à verser à chacun d'entre eux au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Ariane Piana-Rogez, auditrice,
- les conclusions de M. Mathieu Le Coq, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Gaschignard, Loiseau, Massignon, avocat de M. J, de M. B et de M. E ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'ils attaquent, M. J et autres soutiennent que :
- le tribunal administratif a commis une erreur de droit, inexactement qualifié les faits de la cause et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que le projet, dont la surface destinée aux logements est supérieure à celle destinée aux activités, était compatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation n° 1 à vocation principale d'activités dont le terrain d'assiette du projet fait l'objet ;
- il a commis une erreur de droit dans l'application des règles du plan local d'urbanisme relatives à la hauteur des constructions en jugeant que le projet était compatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation n° 1, qui prévoit que " les bâtiments pourront atteindre un R + 2 " ;
- il a méconnu son office ainsi que le principe du caractère contradictoire de la procédure en se fondant sur des informations issues des sites Geoportail et Google Maps pour écarter les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des articles 8 du règlement du plan local d'urbanisme et R. 111-2 du code de l'urbanisme relatives à la sécurité des accès, ainsi que des articles X 5 du règlement du plan local d'urbanisme et R. 111-27 du code de l'urbanisme relatives à l'insertion du projet dans l'environnement.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. J et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. H J, premier dénommé, pour l'ensemble des requérants.
Copie en sera adressée à M. D A et à la commune de Fillinges.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026