vendredi 5 avril 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 487779 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:487779.20240405 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY |
Vu la procédure suivante :
Par deux requêtes, la société à responsabilité limitée clinique Franciscéas a demandé au tribunal administratif de la Réunion d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 12 décembre 2017 par laquelle le directeur général de l'agence régionale de santé Océan Indien a refusé de lui délivrer une autorisation d'activité de Soins de Suite et de Réadaptation adultes en hospitalisation complète et en hospitalisation à temps partiel sur le territoire Sud pour les prises en charge polyvalentes et spécialisées des affections liées aux conduites addictives et la décision implicite par laquelle le ministre en charge de la santé a rejeté son recours hiérarchique dirigé contre cette décision et, d'autre part, la décision du 12 décembre 2017 par laquelle le directeur général de l'agence régionale de santé Océan Indien a accordé à la société par actions simplifiée Centre de Réadaptation Fonctionnelle Jeanne d'Arc, pour sa clinique des Eucalyptus, une autorisation d'activité de Soins de Suite et de Réadaptation adultes en hospitalisation complète et en hospitalisation à temps partiel sur le territoire Sud pour les prises en charge polyvalentes et spécialisées des affections liées aux conduites addictives et la décision implicite par laquelle le ministre en charge de la santé a rejeté son recours hiérarchique contre cette décision. Par un jugement n°s 1800857, 1800858 du 17 décembre 2020, le tribunal administratif de la Réunion a rejeté ces demandes.
Par un arrêt n° 21BX00620 du 29 juin 2023, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel formé par la société clinique Franciscéas contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 29 août et 30 novembre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société clinique les Tamarins Sud, venant aux droits de la société clinique Franciscéas, demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit aux conclusions d'appel de la société clinique Franciscéas ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, de l'agence régionale de santé Océan Indien et de la société Centre de Réadaptation Fonctionnelle Jeanne d'Arc la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Anne Redondo, maîtresse des requêtes,
- les conclusions de M. Thomas Janicot, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Buk-Lament, Robillot, avocat de la société clinique Les Tamarins Sud ;
Vu la note en délibéré, enregistrée le 15 mars 2024, présentée par la société clinique Les Tamarins Sud ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société clinique Les Tamarins sud soutient que :
- la cour administrative d'appel a méconnu son office et commis une erreur de droit en exerçant sur la décision de refus d'autorisation qui a été opposée à la société clinique Franciscéas un contrôle limité à l'erreur manifeste d'appréciation, alors qu'elle aurait dû effectuer un entier contrôle ;
- elle a commis une erreur de droit et l'a insuffisamment motivé, d'une part, en écartant le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation s'agissant du refus opposé à sa demande d'autorisation, sans examiner si l'agence régionale de santé Océan Indien n'avait pas retenu à tort que sa demande présentait des éléments insuffisants concernant le travail de consolidation d'un sevrage en aval et l'accompagnement des patients dans la réinsertion sociale, familiale et professionnelle et, d'autre part, omis de répondre à son moyen critiquant l'appréciation portée par le tribunal administratif de la Réunion qui a jugé que l'agence régionale de santé aurait pris la même décision si elle s'était uniquement fondée sur les éléments, produits au soutien de sa demande, portant sur les démarches réalisées pour créer des partenariats pour répondre aux spécificités du territoire sud ;
- elle a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en estimant que la société clinique Franciscéas n'avait évoqué qu'à titre de projet et sans joindre aucun document pertinent les partenariats et les conventions qu'elle pourrait nouer avec les acteurs du territoire sud, alors qu'elle avait démontré son engagement partenarial ;
- elle a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en estimant que l'agence régionale de santé n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en relevant, pour considérer que le critère du recours complémentaire à la psychiatrie n'avait pas été omis par la société Jeanne d'Arc, que cette société avait prévu le recrutement d'un psychiatre, alors que l'offre de la société clinique Franciscéas était la seule à justifier d'une réelle complémentarité avec la psychiatrie.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
--------------
Article 1er : Le pourvoi de la société clinique les Tamarins Sud n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société clinique Les Tamarins Sud.
Copie en sera adressée à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et à la société par actions simplifiée Centre de Réadaptation Fonctionnelle Jeanne d'Arc.
Délibéré à l'issue de la séance du 14 mars 2024 où siégeaient : M. Jean-Luc Nevache, assesseur, présidant ; Mme Célia Verot, conseillère d'Etat et Mme Anne Redondo, maîtresse des requêtes-rapporteure.
Rendu le 5 avril 2024.
Le président :
Signé : M. Jean-Luc Nevache
La rapporteure :
Signé : Mme Anne Redondo
Le secrétaire :
Signé : M. Hervé Herber
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026