jeudi 30 mai 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 487884 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:487884.20240530 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP SPINOSI |
Vu la procédure suivante :
La commune de Pietrosella a demandé au tribunal administratif de Bastia d'annuler la délibération n° 20/149 du 5 novembre 2020 de l'assemblée de Corse approuvant la modification n° 1 du plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC).
Par un jugement n° 2001438 du 29 avril 2022, le tribunal administratif de Bastia a annulé la décision contestée dans son intégralité.
Par un arrêt n° 22MA01838 du 3 juillet 2023, la cour administrative d'appel de Marseille a, sur appel de la collectivité de Corse, annulé la délibération du 5 novembre 2020 en tant seulement qu'elle classe en espaces stratégiques agricoles les zones situées dans le secteur de La Stagnola et à l'est de la RD 55 dans le secteur de Sampiero, rejeté le surplus des conclusions présentées par la collectivité et par la commune, et réformé le jugement du tribunal administratif de Bastia attaqué en ce qu'il avait de contraire à cet arrêt.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 1er septembre et 4 décembre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune de Pietrosella demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler les articles 2 et 4 de cet arrêt, par lesquels la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté le surplus de ses conclusions et réformé le jugement du tribunal administratif de Bastia ;
2°) de mettre à la charge de la collectivité de Corse la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Laëtitia Malleret, maîtresse des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Nicolas Agnoux, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Gaschignard, Loiseau, Massignon, avocat de la commune de Pietrosella ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation des articles 2 et 4 de l'arrêt attaqué, la commune de Pietrosella soutient que cet arrêt est entaché :
- d'irrégularité, faute pour la cour d'avoir rouvert l'instruction et communiqué le mémoire en réplique de la collectivité de Corse, alors que celui-ci répondait pourtant, pour la première fois, au moyen exposé par la commune tenant à l'irrégularité des conditions d'approbation de la modification n°1 du PADDUC, et alors que la cour s'est fondée sur ce mémoire en réplique pour écarter cette irrégularité, en méconnaissance du caractère contradictoire de la procédure ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce que la cour a jugé que la modification des critères d'identification des espaces stratégiques agricoles postérieurement à l'enquête publique n'avait pas porté atteinte à l'économie générale du projet de modification du PADDUC, ni privé les personnes intéressées des garanties attachées à l'enquête publique ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce que la cour a jugé régulier le recours à la procédure de modification du PADDUC prévue au I de l'article L. 4424-14 du code général des collectivités territoriales ;
- d'une erreur de droit, d'une méprise sur ses écritures et d'une insuffisance de motivation en ce que la cour a écarté le moyen tiré de ce que la méthodologie suivie par la collectivité de Corse pour délimiter les espaces stratégiques agricoles était insatisfaisante, alors même qu'il n'a pas été tenu compte du document d'objectif agricole et sylvicole transmis par la commune dans le cadre de l'enquête publique et proposant d'autres délimitations ;
- d'une erreur de droit, d'une dénaturation des pièces du dossier et d'une insuffisance de motivation en ce que la cour a écarté les erreurs manifestes d'appréciation invoquées quant au classement en espaces stratégiques agricoles des secteurs d'Isollela, de Sampiero et de Ruppione.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la commune de Pietrosella n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la commune de Pietrosella.
Copie en sera adressée à la collectivité de Corse.
Délibéré à l'issue de la séance du 2 mai 2024 où siégeaient : Mme Isabelle de Silva, présidente de chambre, présidant ; M. Cyril Roger-Lacan, conseiller d'Etat et Mme Laëtitia Malleret, maîtresse des requêtes en service extraordinaire-rapporteure.
Rendu le 30 mai 2024.
La présidente :
Signé : Mme Isabelle de Silva
La rapporteure :
Signé : Mme Laëtitia Malleret
La secrétaire :
Signé : Mme Angélique Rajaonarivelo
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026