vendredi 31 mai 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 488056 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:488056.20240531 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | Z |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SCP DUHAMEL |
Vu la procédure suivante :
M. A B a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Bordeaux, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'une part, de suspendre l'exécution de la délibération du 10 juillet 2023 par laquelle le jury du parcours de deuxième année de licence accès santé de l'université de Bordeaux a rejeté sa candidature à l'entrée dans la filière médecine de la deuxième année d'études de médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie (MMOP), à titre principal en tant qu'elle rejette sa candidature, à titre subsidiaire, dans son ensemble, d'autre part, d'enjoindre à l'université de Bordeaux, à titre principal, de l'admettre, à titre provisoire, en deuxième année des études de santé, filière médecine, à titre subsidiaire, de faire réétudier l'ensemble des candidatures par un jury nouvellement et entièrement composé, à titre très subsidiaire, d'organiser un module de préparation aux épreuves orales, de lui permettre (ou à l'ensemble des étudiants) de préparer ces épreuves via ce module, de permettre aux étudiants de repasser les épreuves orales, après avoir été dûment préparés, et de réunir le jury afin qu'il délibère à nouveau. Par une ordonnance n° 2304066 du 24 août 2023, le juge des référés du tribunal administratif a, d'une part, suspendu l'exécution de la délibération du jury et, d'autre part, enjoint à l'université de Bordeaux, dans un délai de quinze jours, de réunir le jury, régulièrement composé, afin que ce dernier contrôle si les évaluations chiffrées attribuées à M. B ont été régulièrement établies et de statuer ainsi sur les mérites de ce dernier pour l'admettre ou non à poursuivre des études de médecine en 2ème année.
Par un pourvoi, enregistré le 7 septembre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B, représenté par la SCP Duhamel Rameix Gury Maitre, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance en tant qu'elle rejette le surplus de ses conclusions aux fins d'injonction ;
2°) statuant en référé, d'enjoindre à l'université de Bordeaux de l'admettre provisoirement en deuxième année de médecine ou, à tout le moins, d'organiser un module de préparation aux épreuves orales, de lui permettre de préparer ces épreuves via ce module, de lui permettre de repasser les épreuves orales, après avoir été dûment préparé, et de réunir le jury afin qu'il délibère à nouveau ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 822-5 du même code : " Lorsque le pourvoi devient sans objet avant son admission, le président de la chambre peut constater par ordonnance qu'il n'y a plus lieu d'y statuer ".
2. Par un jugement n° 2304065 du 7 décembre 2023, postérieur à l'introduction du pourvoi, le tribunal administratif de Bordeaux s'est prononcé sur les conclusions de M. B tendant, d'une part à l'annulation des décisions des 10 juillet et 7 septembre 2023 du président de l'université de Bordeaux et, d'autre part, à ce qu'il soit enjoint au président de l'université, à titre principal, de l'admettre en deuxième année des études de santé, filière médecine et, à titre subsidiaire, de proposer aux étudiants un module de préparation aux épreuves orales et de lui permettre de présenter à nouveau les épreuves orales. Ainsi, les conclusions du pourvoi en cassation introduit par M. B contre l'ordonnance par laquelle le juge des référés du même tribunal administratif, après avoir accueilli une partie des conclusions de sa demande, a rejeté ses conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à l'université de l'admettre en deuxième année des études de santé, filière médecine, sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions du pourvoi de M. B tendant à l'annulation de l'ordonnance du 24 août 2023 du juge des référés du tribunal administratif de Bordeaux en tant qu'elle rejette ses conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à l'université de Bordeaux de l'admettre en deuxième année des études de santé, filière médecine.
Article 2 : Le surplus des conclusions du pourvoi est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée à l'université de Bordeaux.
Fait à Paris, le 31 mai 2024.
Signé : Maud Vialettes
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :
Christophe Bouba
1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026