lundi 6 mai 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 489553 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:489553.20240506 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | CABINET FRANÇOIS PINET |
Vu la procédure suivante :
L'Union fédérale des syndicats de l'Etat-CGT (UFSE-CGT) a demandé au tribunal administratif de Lyon d'annuler les opérations électorales qui se sont déroulées le 8 décembre 2022 en vue de l'élection des représentants du personnel au sein du comité social d'administration de la direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités de l'Ain et d'enjoindre aux autorités compétentes de procéder à un nouveau scrutin. Par un jugement n° 2301136 du 23 mai 2023, ce tribunal a fait droit à la protestation de l'UFSE-CGT.
Par un arrêt nos 23LY01946, 23LY01947 du 21 septembre 2023, la cour administrative d'appel de Lyon, statuant sur l'appel du ministre de l'intérieur et des outre-mer, a annulé les articles 1er et 2 de ce jugement et rejeté la protestation de l'UFSE-CGT.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 21 novembre et 21 février 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'UFSE-CGT demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Vincent Mahé, conseiller d'Etat,
- les conclusions de Mme Karin Ciavaldini, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, au Cabinet François Pinet, avocat de l'Union fédérale des syndicats de l'état -CGT ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, l'UFSE-CGT soutient que la cour administrative d'appel de Lyon a :
- commis une erreur de droit en se fondant, pour juger que le niveau d'abstention constaté lors de l'élection litigieuse ne pouvait, en l'espèce, être regardé comme ayant conduit à altérer la sincérité du scrutin, sur les taux de participation à d'autres scrutins relevant du ministère de l'intérieur organisés le même jour, et non sur celui observé lors de l'élection du comité technique de cette même direction départementale organisée en 2021 ;
- commis une erreur de droit en regardant comme étant sans incidence l'abstention de quinze électeurs empêchés de voter du fait du changement des modalités de vote auquel il a été procédé pour le scrutin en cause, au motif qu'aucun élément ne permettait d'établir, pour au moins une partie d'entre eux, leur niveau de participation ni le sens de leur vote éventuel, alors qu'il ne pouvait être exigé d'eux qu'ils révèlent leurs intentions de vote ;
- dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que les conditions dans lesquelles ont été modifiées les modalités de participation aux opérations électorales litigieuses n'avaient pas été de nature à altérer les résultats du scrutin.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de l'UFSE-CGT n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'Union fédérale des syndicats de l'Etat-CGT.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026