lundi 27 mai 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 490749 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:490749.20240527 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | CABINET FRANÇOIS PINET |
Vu la procédure suivante :
Par une demande enregistrée sous le n° 2000507, la société par actions simplifiée Port Inland et la société à responsabilité limitée Société d'exploitation et d'aménagement - SEETA ont demandé au tribunal administratif de Nice, d'une part, d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 20 janvier 2020 par lequel le maire de Mandelieu-la-Napoule a exercé le droit de préemption urbain sur les parcelles cadastrées section AR n° 133, section AR n° 152 et section AR n° 154, situées 701, avenue Gaston de Fontmichel, lieudit La Roubine, et d'enjoindre sous astreinte à la commune, dans l'hypothèse où la vente serait intervenue, de leur céder les parcelles acquises dans le délai d'une semaine.
Par une demande enregistrée sous le n° 2001365, Mme E B, épouse A, et Mme D B, épouse C, ont demandé au même tribunal d'annuler pour excès de pouvoir le même arrêté.
Par une demande enregistrée sous le n° 2002116, les consorts B et les sociétés Port Inland et Société d'exploitation et d'aménagement - SEETA ont demandé au même tribunal d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 7 avril 2020 par laquelle le maire de Mandelieu-la-Napoule a refusé de se porter acquéreur des bâtiments édifiés sur les parcelles cadastrées section AR nos 133, 152 et 154 lors de la préemption de ces parcelles, ainsi que la décision implicite rejetant le recours gracieux des deux sociétés, et d'enjoindre au maire de Mandelieu-la-Napoule de faire une proposition d'acquisition de l'ensemble des biens conformément aux conditions des déclarations d'intention d'aliéner dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard.
Par un jugement nos 2000507, 2001365, 2002116 du 28 septembre 2022, le tribunal administratif de Nice a annulé l'arrêté du 20 janvier 2020 du maire de Mandelieu-La-Napoule, ainsi que les décisions rejetant les recours gracieux des sociétés requérantes, et rejeté le surplus des conclusions des parties.
Par un arrêt no 22MA02763 du 7 novembre 2023, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par la commune de Mandelieu-la-Napoule contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 8 janvier et 8 avril 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune de Mandelieu-la-Napoule demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Pierre Boussaroque, conseiller d'Etat,
- les conclusions de M. Mathieu Le Coq, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SAS Boulloche, Colin, Stoclet et associés, avocat de la commune de Mandelieu-la-Napoule ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la commune de Mandelieu-La-Napoule soutient que :
- la cour administrative d'appel a entaché son arrêt d'irrégularité en tenant compte du mémoire en défense présenté par les sociétés requérantes et les consorts B après la clôture de l'instruction sans avoir rouvert l'instruction afin de le lui communiquer ;
- elle a commis une erreur de droit en jugeant que l'exercice du droit de préemption n'avait pas mis un terme à la faculté pour le preneur de lever l'option lui permettant, en vertu des baux à constructions conclus, d'acquérir les terrains pris à bail et elle a dénaturé les stipulations des baux à construction en estimant, en dépit de l'exercice du droit de préemption, que les preneurs avaient conservé leur droit à lever l'option en vue d'acquérir les terrains préemptés ;
- elle a commis une erreur de droit en recherchant, alors qu'il était établi que le droit de préemption était exercé en vue de la constitution d'une réserve foncière, si les terrains préemptés étaient inclus dans le périmètre arrêté pour la réalisation du projet dont la réalisation avait justifié l'exercice du droit de préemption et elle a inexactement qualifié les faits de la cause, qu'elle a dénaturés, en jugeant que la préemption de ces terrains ne répondait pas à un motif d'intérêt général dès lors qu'ils n'étaient pas inclus dans le périmètre de ce projet.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la commune de Mandelieu-la-Napoule n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la commune de Mandelieu-la-Napoule.
Copie en sera adressée à la société par actions simplifiée Port Inland, à la société à responsabilité limitée Société d'exploitation et d'aménagement - SEETA, à Mme E B, épouse A, et à Mme D B, épouse C.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026