jeudi 11 juillet 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 491059 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:491059.20240711 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP CAPRON |
Vu la procédure suivante :
Mme A B et la fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication (FILPAC) CGT ont demandé au tribunal administratif d'Amiens d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 16 septembre 2019 par laquelle la ministre du travail a, d'une part, annulé la décision du 3 avril 2019 de l'inspectrice du travail de l'unité de contrôle 02 de Saint-Quentin de l'unité départementale de l'Aisne refusant d'autoriser la société Ondulys Saint-Quentin à la licencier pour motif disciplinaire et, d'autre part, accordé l'autorisation de licenciement sollicitée. Par un jugement n° 1903777 du 31 mars 2022, le tribunal administratif a rejeté leur demande.
Par un arrêt n° 22DA01122 du 21 novembre 2023, la cour administrative d'appel de Douai a rejeté l'appel formé par Mme B et le syndicat FILPAC-CGT contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 22 janvier et 22 avril 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B et le syndicat FILPAC-CGT demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur appel ;
3°) de mettre à la charge de la société VPK Corrugating, venant aux droits de la société Ondulys Saint-Quentin, et de l'Etat la somme de 3 500 euros chacun au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Cécile Fraval, maîtresse des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Jean-François de Montgolfier, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Lyon-Caen, Thiriez, avocat de Mme B et de la fédération des travailleurs des industries du livre, du papier de la communication (FILPAC) CGT ;
Vu la note en délibéré, enregistrée le 6 juin 2024, présentée par Mme B et le syndicat FILPAC-CGT ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Douai qu'ils attaquent, Mme B et le syndicat FILPAC-CGT soutiennent qu'il est entaché :
- d'insuffisance de motivation, faute de répondre, d'une part, au moyen tiré de ce que le licenciement était, en réalité, une mesure discriminatoire à raison de ses activités syndicales, d'autre part, au moyen tiré de ce que le jugement avait à tort requalifié le motif du licenciement invoqué par l'employeur ;
- d'erreur de droit, faute de faire application du régime probatoire spécifique prévu à l'article L. 1134-1 du code du travail ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il juge que le licenciement est sans rapport avec ses fonctions représentatives ;
- d'erreur de droit et d'inexacte qualification juridique des faits en ce qu'il juge qu'elle a commis une faute d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de Mme B et du syndicat FILPAC-CGT n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme A B, première requérante dénommée.
Copie en sera adressée à la société VPK Corrugating, venant aux droits de la société Ondulys Saint-Quentin, et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026