lundi 6 mai 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 491822 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:491822.20240506 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH |
Vu la procédure suivante :
La Régie autonome des transports parisiens (RATP) et la société anonyme (SA) RATP Travel Retail ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Paris, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la société à responsabilité limitée (SARL) Décor et Tradition ainsi qu'à tous occupants de son chef de libérer sans délai, à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, l'emplacement qu'elle occupe dans les dépendances du domaine public situées dans la station " Montparnasse-Bienvenüe " et d'évacuer sans délai tous les matériels, mobiliers et marchandises entreposés, d'assortir cette injonction d'une astreinte de 150 euros par jour de retard et, enfin, à défaut de libération et d'évacuation au jour suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, d'y procéder avec le concours de la force publique. Par une ordonnance n° 2401277 du 30 janvier 2024, la juge des référés de ce tribunal a enjoint à la société Décor et Tradition de libérer, sans délai à compter de la notification de son ordonnance, l'emplacement qu'elle occupe sans droit ni titre dans la station " Montparnasse-Bienvenüe ", ainsi que d'évacuer tous les matériels, mobiliers et marchandises qu'elle y a entreposés, et rejeté le surplus de sa demande.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 15 et 29 février 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Décor et Tradition demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) statuant en référé, de rejeter la demande de la RATP et de la société RATP Travel Retail ;
3°) de mettre solidairement à la charge de la RATP et de la société RATP Travel Retail la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Vincent Mahé, conseiller d'Etat,
- les conclusions de Mme Karin Ciavaldini, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Bauer-Violas - Feschotte-Desbois - Sebagh, avocat de la société Décor et Tradition ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'ordonnance qu'elle attaque, la société Décor et Tradition soutient que la juge des référés du tribunal administratif de Paris a :
- méconnu les dispositions de l'article R. 522-4 du code de justice administrative, faute de l'avoir invitée à présenter ses observations dans un certain délai sur la requête de la RATP et de la société RATP Travel Retail ;
- dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que la mesure d'expulsion demandée par la RATP et la société RATP Travel Retail présentait un caractère d'urgence et d'utilité dès lors que les observations de l'inspection générale chargée de la sécurité incendie à la RATP sur lesquelles elle s'est fondée n'établissaient pas que son étal présentait un risque pour la sécurité des usagers du métro ;
- commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que la mesure d'expulsion demandée par la RATP et la société RATP Travel Retail ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, dès lors qu'elle n'avait présenté aucune observation en défense.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société Décor et Tradition n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société à responsabilité limitée Décor et Tradition.
Copie en sera adressée à la RATP et à la société anonyme RATP Travel Retail.
Délibéré à l'issue de la séance du 28 mars 2024 où siégeaient : M. Thomas Andrieu, président de chambre, présidant ; M. Hervé Cassagnabère, conseiller d'Etat et M. Vincent Mahé, conseiller d'Etat-rapporteur.
Rendu le 6 mai 2024.
Le président :
Signé : M. Thomas Andrieu
Le rapporteur :
Signé : M. Vincent Mahé
La secrétaire :
Signé : Mme Catherine Xavier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026