lundi 14 octobre 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 492527 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:492527.20241014 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP L. POULET-ODENT |
Vu la procédure suivante :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Toulouse, d'une part, d'annuler l'arrêté du 17 février 2022 par lequel le maire de L'Union a délivré à la société à responsabilité limitée LBI un permis de construire, valant permis de démolir, pour la réalisation d'un ensemble immobilier de quinze villas sur un terrain sis 33, avenue des Pyrénées, transféré à la société civile immobilière Villa Chambord par arrêté du 7 avril 2022, ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux, et, d'autre part, d'annuler les arrêtés des 30 mai 2022, 26 janvier et 6 juin 2023 par lesquels le maire de cette commune a délivré à la société Villa Chambord des permis modificatifs, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Par un jugement n°s 2203498, 2204382 du 12 janvier 2024, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté ces demandes.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 12 mars et 12 juin 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à ses demandes ;
3°) de mettre à la charge de la commune de L'Union, de la société Villa Chambord et de la société LBI la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Elise Barbé, maîtresse des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Mathieu Le Coq, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Gury, Maître, avocat de M. B ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'il attaque, M. B soutient que :
- le tribunal administratif a insuffisamment motivé son jugement en ce qui concerne la compétence des signataires des différents arrêtés litigieux en omettant de citer les dispositions de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales relatives aux délégations de signature, dont il a fait application, ou d'en restituer le contenu ;
- il a insuffisamment motivé son jugement et commis une erreur de droit au regard de l'article UB 2 du règlement du plan local d'urbanisme portant obligation d'affectation d'une partie du projet à du logement locatif social ;
- il a insuffisamment motivé son jugement, commis une erreur de droit et inexactement qualifié les faits de l'espèce, qu'il a dénaturés, en écartant le moyen tiré de la méconnaissance par le projet de l'article UB 3 du règlement du plan local d'urbanisme portant sur la largeur des chemins piétonniers dans une opération d'ensemble ;
- il s'est mépris sur la portée des écritures des parties, a méconnu son office, commis une erreur de droit au regard de l'article L. 600-5-2 du code de l'urbanisme et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en regardant son moyen tiré de la méconnaissance par le projet de l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme en raison de l'implantation des terrasses et gabions du bloc A par rapport à la limite de propriété comme ayant été soulevé pour la première fois dans son mémoire enregistré le 27 avril 2023 et en l'écartant par suite comme irrecevable en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme ;
- il a commis une erreur de droit au regard de l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme en jugeant que ces dispositions ne s'appliquaient pas aux terrasses et gabions prévus par le projet aux motifs que les terrasses étaient situées sous le niveau du sol naturel et que les gabions placés de part et d'autre étaient pour l'essentiel sous ce niveau.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. B n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée à la commune de L'Union, à la société à responsabilité limitée LBI et à la société civile immobilière Villa Chambord.
Délibéré à l'issue de la séance du 12 septembre 2024 où siégeaient : Mme Gaëlle Dumortier, présidente de chambre, présidant ; M. Jean-Luc Nevache, conseiller d'Etat et Mme Elise Barbé, maîtresse des requêtes en service extraordinaire-rapporteure.
Rendu le 14 octobre 2024.
La présidente :
Signé : Mme Gaëlle Dumortier
La rapporteure :
Signé : Mme Elise Barbé
Le secrétaire :
Signé : M. Hervé Herber
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026