mardi 31 décembre 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 493521 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:493521.20241231 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 10ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | BENOITON |
Vu la procédure suivante :
M. R U, M. O F, Mme I P, M. K J, M. L D, Mme X B, M. V C, Mme W A, Mme S H, Mme G E, M. T N et Mme Q M ont demandé au tribunal administratif de La Réunion d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 22 février 2022 par lequel la maire de la commune de Saint-Denis (La Réunion) a accordé à la société civile de construction vente (SCCV) OOM-52 opération archipel un permis de construire portant sur soixante-sept logements. Par un jugement n° 2201052 du 27 décembre 2023, le tribunal administratif de La Réunion a rejeté leur demande.
Par une ordonnance n° 24BX00757 du 9 avril 2024, enregistré le 18 avril 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le président de la cour administrative d'appel de Bordeaux a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi, enregistré le 27 mars 2024 au greffe de cette cour, formé par M. U et autres. Par ce pourvoi et par un nouveau mémoire, enregistré le 25 juin 2024, M. U et autres demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de mettre à la charge de la société OOM-52 opération archipel et de la commune de Saint-Denis la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Sophie Delaporte, conseillère d'Etat,
- les conclusions de M. Frédéric Puigserver, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Matuchansky, Poupot, Valdelièvre, Rameix, avocat de M. U et autres ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement du tribunal administratif de La Réunion qu'ils attaquent, M. U et autres soutiennent qu'il est entaché :
- d'erreur de droit en ce qu'il juge que le préambule de la zone Ui du règlement du plan local d'urbanisme de Saint-Denis ne comporte pas de dispositions de portée réglementaire susceptibles d'être méconnues par l'autorisation de construire litigieuse ;
- d'erreur de droit ou, à tout le moins, d'insuffisance de motivation en ce qu'il ne prend pas en compte, pour apprécier si les dispositions du préambule relatif à la zone Ui qui exigent de préserver l'aspect verdoyant, notamment en bordure de l'espace public, sont respectées, la végétation prééxistante et en ce qu'il ne recherche pas si l'aspect verdoyant est préservé par le projet, spécialement en bordure de l'espace public ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il retient que les dispositions du préambule relatif à la zone Ui ne sont pas méconnues.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. U et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. R U, premier dénommé, pour l'ensemble des requérants.
Copie en sera adressée à la commune de Saint-Denis et à la SCCV OOM-52 opération archipel .
Délibéré à l'issue de la séance du 5 décembre 2024 où siégeaient : M. Olivier Yeznikian, conseiller d'Etat, présidant ; Mme Rozen Noguellou, conseillère d'Etat et Mme Sophie Delaporte, conseillère d'Etat-rapporteure.
Rendu le 31 décembre 2024.
Le président :
Signé : M. Olivier Yeznikian
La rapporteure :
Signé : Mme Sophie Delaporte
La secrétaire :
Signé : Mme Marie-Léandre Monnerville
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026