vendredi 7 mars 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 493546 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHR:2025:493546.20250307 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème et 1ère chambres réunies |
| Avocat requérant | LE FOYER DE COSTIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 avril 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme F G, M. I M, Mme J K, Mme N L, M. P A, M. B C, Mme D O et Mme H E demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir le décret n° 2024-228 du 16 mars 2024 relatif à l'accompagnement pédagogique des élèves et au redoublement ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n° 93-55 du 15 janvier 1993 ;
- le décret n° 2013-790 du 30 août 2013 ;
- l'arrêté du 15 janvier 1993 fixant les montants de l'indemnité de suivi et d'orientation des élèves ;
- l'arrêté du 30 août 2013 fixant les montants de l'indemnité de suivi et d'accompagnement des élèves instituée au bénéfice des personnels enseignants du premier degré ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Yacine Seck, auditrice,
- les conclusions de M. Jean-François de Montgolfier, rapporteur public ;
Considérant ce qui suit :
1.Aux termes de l'article L. 311-3-1 du code de l'éducation : " A tout moment de la scolarité obligatoire, lorsqu'il apparaît qu'un élève risque de ne pas maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin d'un cycle, le directeur d'école ou le chef d'établissement met en place, dans des conditions fixées par le ministre chargé de l'éducation nationale, des dispositifs d'aide qui peuvent prendre la forme d'un programme personnalisé de réussite éducative. Le directeur d'école ou le chef d'établissement associe les parents ou le responsable légal de l'élève à la mise en place de ce dispositif ".
2.Par un décret du 16 mars 2024 relatif à l'accompagnement pédagogique des élèves et au redoublement, pris en application de ces dispositions, le pouvoir réglementaire a précisé les modalités de prise en charge des élèves identifiés comme étant en difficulté, en particulier les conditions de leur participation aux dispositifs d'accompagnement prenant la forme de programmes personnalisés de réussite éducative. Eu égard aux moyens qu'elle soulève, la requête de Mme G et autres doit être regardée comme tendant à l'annulation de ce décret en tant seulement qu'il prévoit, à son article 1er, que les actions composant ce plan sont conduites au sein de la classe sur périodes scolaires mais aussi, le cas échéant, hors temps scolaire, et précise qu'avec l'accord des responsables légaux de l'élève, et sur la base du volontariat des professeurs, le programme de réussite éducative peut inclure la participation à des stages de réussite organisés lors des vacances scolaires dans la limite de trois semaines par an.
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 115-1 du code général de la fonction publique : " Les agents publics ont droit, après service fait, à une rémunération dans les conditions fixées au chapitre I du titre I du livre VII. ".
3.Les dispositions de l'article 2-1 du décret du 30 août 2013 instituant une indemnité de suivi et d'accompagnement des élèves au bénéfice des personnels enseignants du premier degré et de l'article 1-2 de l'arrêté du même jour fixant les montants de cette indemnité, d'une part, celles de l'article 3-1 du décret du 15 janvier 1993 instituant une indemnité de suivi et d'orientation des élèves en faveur des personnels enseignants du second degré et de l'article 2-2 de l'arrêté du même jour fixant les montants de cette indemnité, d'autre part, prévoient que les enseignants volontaires du premier et du second degré perçoivent respectivement, en contrepartie de leur participation aux stages de réussite organisés lors des vacances scolaires dans les conditions prévues par l'article 1er du décret attaqué, une part fonctionnelle de l'indemnité de suivi et d'orientation des élèves ou de l'indemnité de suivi et d'accompagnement des élèves. Par suite, Mme G et autres ne sont, en tout état de cause, fondés à soutenir ni que les dispositions contestées du décret attaqué seraient entachées d'incompétence, au motif que seul le législateur peut déroger à la garantie fondamentale que constitue pour les fonctionnaires le droit à rémunération après service fait, ni qu'elles méconnaîtraient les dispositions de l'article L. 115-1 du code général de la fonction publique.
4.En second lieu, la circonstance que les enseignants volontaires du premier et du second degré perçoivent respectivement, en contrepartie de leur participation aux stages de réussite organisés lors des vacances scolaires dans les conditions prévues par l'article 1er du décret attaqué, les parts fonctionnelles de l'indemnité de suivi et d'orientation des élèves et de l'indemnité de suivi et d'accompagnement des élèves mentionnées au point 3, ne méconnaît aucunement les dispositions de l'article L. 714-1 du code général de la fonction publique prévoyant que les " primes et indemnités allouées au fonctionnaire peuvent tenir compte des fonctions qu'il exerce, de ses résultats professionnels et des résultats collectifs du service auquel il appartient ". Par suite, les requérants ne sont, en tout état de cause, pas fondés à soutenir que les dispositions de l'article 1er du décret attaqué méconnaîtraient ces dispositions.
5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées par la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, que la requête de Mme G et autres doit être rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
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Article 1er : La requête de Mme G et autres est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme F G, première dénommée pour l'ensemble des requérants, à la ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche et au Premier ministre.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026